Entre deux interviews, Madjer observe l’avenir : Quand Halilhodzic répond à Raouraoua

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Réaction - En l’espace de quelques jours seulement, l’équipe nationale a de nouveau fait l’actualité, mais pas sous l’angle que l’on pense avec ces deux interviews de Raouraoua et de Hallilhodzic.


L’équipe nationale va débuter l’année 2018 sous la conduite de son sélectionneur, Rabah Madjer, et de ses deux adjoints Meziane Ighil et Djamel Menad. Après la journée de championnat de ce week-end, la sélection des joueurs locaux entrera en stage pour disputer un match amical contre le Rwanda à Tunis, le 10 de ce mois.
Madjer avait retenu 21 joueurs pour ce stage pour affronter cette sélection rwandaise qui, elle, prépare le CHAN 2018 qui se déroulera dans quelques jours au Maroc. L’Algérie, pour sa part, est projetée sur d’autres échéances, les éliminatoires de la CAN 2019 au Cameroun qui reprendront en octobre prochain, après avoir disputé quelques matchs amicaux en mars et en juin prochains. Tout ça c’est connu, même s’il reste à confirmer d’autres sorties des Verts mise à part celles contre l’Iran et le Portugal. L’actualité est plutôt marquée par deux interviews, la première accordée par l’ancien président de la Fédération algérienne de football (FAF) Mohamed Raouraoua à la chaîne de télévision privée El-Bilad TV et la seconde trois jours après par l’ex-sélectionneur national Vahid Halilhodzic au site goal.com où il évoque lui aussi les Verts et son passage entre 2011 et 2014, assénant au passage quelques réponses à son ancien employeur. En effet, pour sa sortie bien soignée sur El-Bilad, Raouraoua est revenu sur l’épisode Halilhodzic pour dire que c’est ce dernier qui a choisi de partir seul et non pas la FAF qui l’aurait poussé à quitter son poste après la Coupe du monde 2014 ! Le coach bosniaque réplique en affirmant le contraire. Il dira : «J’avais pris la décision de partir avant même la Coupe du monde 2014. Parce que je n’étais pas content du comportement des dirigeants. Le peuple algérien, les responsables de la fédération et même des politiciens ont tout fait ensuite pour me garder, mais ma décision était déjà prise. A un moment donné, on avait construit une belle équipe pour préparer l'avenir. Malheureusement, ils n’ont pas su gérer l’après-Coupe du monde. Cette sélection avait montré des qualités de jeu exceptionnelles, au point où on parlait du jeu à l’algérienne. Elle était efficace et c’était même devenu l’équipe africaine ayant marqué le plus de buts lors d’un match de Coupe du monde (quatre contre la Corée du Sud, ndlr). Aujourd’hui, malheureusement, cette équipe est presque inexistante. Ils ont détruit tout ce qu’on avait fait pendant plusieurs années.» Sans le nommer, Halilhodzic répond sans ambages à Raouraoua qui, dans la foulée, a voulu se rattraper en rappelant un autre épisode, celui de Carlos Queiroz, le sélectionneur iranien qui, selon lui, a failli atterrir en Algérie en décidant de prolonger finalement jusqu’en 2018. Du coup, Queiroz que la fédération iranienne a su retenir a pu qualifier sa sélection à deux Coupes du monde de suite (2014 et 2018), contrairement à Halilhodzic, poussé à la porte, de même que Christian Gourcuff qui a déclaré la même chose, quelques mois après son départ. Ces histoires, faisant partie désormais du passé, sont venues rappeler les erreurs commises et mal assumées par l’ancien locataire de la fédération et que l’actuel président devrait s’y inspirer pour éviter d’en commettre. L’avenir aujourd’hui est entre les mains de Madjer et son équipe qui ont cette lourde obligation de remettre la sélection sur les rails et lui faire rattraper le temps perdu. Il sera jugé sur ses performances et ses résultats, comme ses prédécesseurs.
A. Salah-Bey