Le BF l’a décidé hier : La loi des Bahamas n’est plus la panacée

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Décision - Le bureau fédéral de la FAF, réuni hier, a pris une décision importante vis-à-vis des joueurs algériens établis à l’étranger appelés à endosser le maillot de l’équipe nationale.


Les membres du bureau fédéral de la Fédération algérienne de football (FAF) réuni hier au Centre technique national de Sidi Moussa, sous la présidence de Kheireddine Zetchi, a fait une annonce qui va certainement faire débat dans les jours à venir. En effet, parmi les décisions prises par le BF c’est celle concernant les joueurs algériens établis (formés ou non) à l’étranger qui ne seront convoqués pour endoser le maillot national, quelle que soit la sélection, que lorsqu’ils ‘’honorent’’ deux critères essentiels : afficher un engagement inconditionnel en faveur de l’Algérie et une supériorité technique par rapport aux joueurs exerçant en Algérie. Cette tendance lourde confirme ce que nous rapportions, il y a quelques jours dans un article consacré au joueur de l’Olympique Lyonnais Houssem Aouar que certains ont voulu en faire une affaire mettant en cause la FAF qui aurait contacté le joueur, alors qu’il n’en est rien. La FAF change ainsi de cap, en amenant le football national à travailler davantage et à s’occuper de la formation des jeunes et du développement depuis la base jusqu’au sommet. Cette annonce intervient la veille de la conférence de presse qu’a animé ce matin le directeur technique national (DTN) Rabah Saâdane qui a décliné la politique générale de la structure qu’il gère et de la stratégie qui sera mise en place pour l’avenir de la balle ronde algérienne. Il est vrai que c’est grâce à la proposition de l’Algérie que la FIFA, lors du congrès des Bahamas en 2009, avait pris une ‘’grosse’’ décision permettant aux joueurs de plus de 21 ans de changer de sélection, même s’ils avaient évolué au sein des sélections de jeunes. Cette loi sera appelée à être amendée dans les prochains mois, puisque la FIFA devrait intégrer quelques éléments, notamment en ce concerne l’indemnisation des pays et des clubs formateurs. En attendant, cette loi demeure toujours en vigueur et l’Algérie continuera à en profiter, contrairement à la levée de bouclier affichée par certains – toujours les mêmes comme par hasard – nostalgiques de l’ancien président de la FAF. Interrogé sur la question, le président Zetchi a affirmé que cette décision n’est en rien contre les joueurs algériens formés à l’étranger, mais c’est une façon de responsabiliser davantage nos clubs et nos responsables de travailler et de ne plus négliger les talents chez nous. Pour le premier responsable de la FAF, il n’est plus question de payer des joueurs pour jouer en sélection, se rabaisser ou faire de ce créneau un fond de commerce. ‘’Notre communauté algérienne jouira toujours du même intérêt et nous continuerons à nous intéresser aux joueurs formés et évoluant à l’étranger, sauf que leur venue en sélections ne se fera plus au détriment de nos joueurs locaux ou pour d’autres considérations’’. Cette décision a certes été saluée par beaucoup, mais aussi critiquée par d’autres, dont certains accusent carrément le président de la FAF de favoriser les ‘’produits’’ de ‘’son’’ académie du Paradou AC. Evidemment, si cette décision avait été prise par d’autres, on lui aurait trouvé des vertus à ne plus en finir, mais comme c’est Zetchi et son bureau fédéral qui l’ont prise, eh bien c’est une … catastrophe pour l’avenir du football algérien ! Mais que diront ces gens-là, si demain c’est la FIFA qui annulera carrément cette loi des Bahamas ? Le débat, voir la polémique, ne font que débuter.
A. Salah-Bey