Tizi Ouzou / L’huile d’olive : une qualité à améliorer

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Objectif -  L’amélioration de la qualité de l’huile d’olive et l’utilisation des sous-produits oléicoles est le thème d’une formation qui se tient à l’Institut de technologie moyen agricole spécialisé (ITMAS) de Boukhalfa, à Tizi Ouzou.


Un total de 25 cadres du secteur issus de dix wilayas à vocation oléicole participent à cette session qui s’inscrit dans le cadre du programme de coopération entre le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche et l’Organisation arabe pour le développement agricole (OADA), a indiqué, lundi à l’APS, le directeur de l’ITMAS, Tamene Saïd.
Deux principales thématiques qui sont les bonnes pratiques pour la production d’une huile d’olive de qualité et la valorisation de sous-produits oléicoles (grignons et margines) ont été développées lors des journées de lundi et mardi par les formateurs de l’Institut technique de l’arboriculture fruitière et de la vigne (ITAFV), a expliqué ce même responsable.
M. Tamene a ajouté que les cadres formés lors de cette session vont ensuite vulgariser auprès des agriculteurs les bonnes techniques et pratique de conduite d’une culture d’oliviers en partant de la plantation à l’extraction d’huile et en passant par la taille, l’entretien et la récolte du fruit, pour obtenir une huile d’olive de bonne qualité. Rencontrée en marge de cette session, Mme Bekhouche Salima, formatrice et ingénieur à l’ITAFV de Sidi Aïch (Béjaïa) a souligné que le but de cette formation est d’amener les agriculteurs à développer les bonnes pratiques pour améliorer la qualité et la quantité de l’huile produite et éviter certaines maladies de l’olivier.
Elle a insisté sur l’importance de maîtrise de la taille pour réduire le phénomène de d’alternance saisonnière de la fructification, et de la désinfection du matériel de taille pour éviter la transmission de certaines maladies telles que la tuberculose de l’olivier à l’arbre.
Elle a également mis l’accent sur les techniques et période de cueillette des olives et le délai de stockage du fruit qui ne doit pas excéder les 72h avant trituration afin de diminuer le taux d’acidité dans l’huile produite.
Cette session a été également l’occasion d’aborder l’influence des systèmes d’extraction d’huile d’olive (huileries traditionnelles et modernes) sur les pertes de l’huile dans les margines et grignons, la réutilisation de ces sous-produits dans l'agriculture comme fertilisants en tant que composte ou par épandage, ce qui permettra de réduire par la même occasion la pollution causée par leur rejet dans la nature, notamment dans les oueds, a-t-elle ajouté.
Mercredi, une séance de dégustation des huiles d’olive qui sera assurée par un jury spécialisé de l’ITAFV qui va faire une initiation à la reconnaissance organoleptique des défauts d’une huile d’olive pour les participants, a ajouté Mme Bekhouche.
R.L./APS