Syrie/ C’est l’un des derniers bastions de l’EI : Mayadine est tombée

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Offensive -  Les forces du régime syrien sont entrées hier dans la ville de Mayadine, l'un des derniers bastions du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, à la faveur d'une vaste offensive soutenue par l'aviation russe.


Mayadine a été décrite hier par une source militaire syrienne comme la "capitale sécuritaire et militaire" de l'EI dans la province pétrolière de Deir Ezzor (est), dont la capitale éponyme est aussi sous le coup d'une offensive contre les djihadistes.
"Avec le soutien de l'aviation russe, les forces du régime sont entrées à Mayadine et contrôlent des bâtiments dans l'ouest de la ville", a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.
C'est notamment à Mayadine et Boukamal, deux villes situées dans la vallée de l'Euphrate qui s'étend jusqu'à la frontière irakienne, que les djihadistes ayant fui Raqa (Nord), où l'EI est acculé dans son dernier carré, ont trouvé refuge.
La ville de Raqa (Nord) est en effet la cible d'une offensive menée par les Forces démocratiques syriennes (FDS), des combattants kurdes et arabes soutenus par une coalition internationale conduite par Washington. L'EI contrôle Mayadine, située à une quarantaine de kilomètres au sud de Deir Ezzor, depuis 2014, année où le groupe extrémiste avait conquis de vastes pans de territoires en Syrie et en Irak.
Pour la source militaire syrienne, la perte de la ville représenterait un "coup sévère" pour l'organisation ultraradicale.
"En dirigeant ses opérations vers Mayadine, l'armée veut mettre fin à la présence de (l'EI) dans toute la province", a-t-elle dit, précisant que "le contrôle de l'Est de la province est une priorité". L'un des objectifs des forces du régime est d'arriver jusqu'au champ pétrolier d'Al-Omar, au nord-est de Mayadine, selon l'OSDH. Avant d'être détruit en octobre 2015 par des raids de la coalition internationale, ce champ pétrolier rapportait aux djihadistes entre 1,7 et 5,1 millions de dollars par mois (1,5 et 4,6 millions d'euros), selon la coalition. Les djihadistes, qui contrôlent toujours plus de la moitié de la province de Deir Ezzor, sont sous le coup de deux offensives distinctes pour les en déloger.
D'un côté, les forces du régime, présentes sur la rive ouest de l'Euphrate, ont conquis le nord-ouest de la province de Deir Ezzor, et progressent désormais en direction du sud-est avec le soutien de l'aviation de l'allié russe.
Elles ont réussi en septembre à briser le siège imposé par les djihadistes à deux enclaves gouvernementales dans la ville de Deir Ezzor et tentent actuellement de chasser les djihadistes du reste de la ville.
De l'autre, les FDS ont progressé depuis le nord de la province de Deir Ezzor, descendant en direction de la capitale provinciale, à l'est de l'Euphrate, sans toutefois s'en approcher trop près, selon l'OSDH. L'organisation ultraradicale a perdu une grande partie des vastes régions conquises en Irak et en Syrie en 2014. Elle vient de perdre Hawija, le dernier grand centre urbain qu'elle contrôlait encore en Irak.
R. I / Agences