Palestine/L'esplanade des mosquées fermée : Les prières du vendredi n'ont pas eu lieu

Partagez cet article
FaceBook  Twitter     
Violences -  Trois Arabes ont tué vendredi par balles deux policiers sionistes dans la vieille ville d’El-Qods, avant d'être abattus sur l'esplanade des Mosquées, un des incidents les plus graves dans ce secteur au cœur du conflit ipalestino-sioniste.


Suite à l'attaque, la police a annoncé la fermeture de toutes les entrées de l'esplanade des Mosquées et l'annulation des prières du vendredi sur l'édifice, situé à El-Qods-Est annexée et occupée par l’entité sioniste. Elle a brièvement interpellé le mufti d’El-Qods, Mohamed Hussein, avant de le libérer.
Un de ses fils Ahmad a précisé à l'AFP que son père avait été interrogé «par les policiers sur ce qu'ils ont qualifié d'incitation à la violence à propos de son appel lancé aux musulmans à venir à El-Qods», pour dénoncer la fermeture de l'esplanade.
Des centaines de musulmans ont prié sur les trottoirs à l'extérieur des différentes portes de la vieille ville, ont constaté les journalistes de l'AFP.
Selon les médias sionistes, c'est la première fois depuis 2000, au moment de l'explosion de la deuxième Intifada, que les prières du vendredi sont annulées. Les autorités palestiniennes à Ramallah, en Cisjordanie occupée, ont condamné la fermeture de l'esplanade des Mosquées et la Jordanie, gardienne des lieux saints d’El-Qods a appelé à une «réouverture immédiate» du site pour permettre aux fidèles de prier. Le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu a annoncé dans un communiqué que l'esplanade des Mosquées resterait fermée au moins jusqu'à dimanche. «C'est en fonction d'une estimation qui sera faite dimanche sur la situation de la sécurité sur l'esplanade des Mosquées que le site sera rouvert de façon graduelle pour les fidèles et les visiteurs», a ajouté le Premier ministre.
Pour tenter d'éviter une escalade, M. Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas ont eu une conversation téléphonique, un entretien rare depuis la suspension des négociations de paix en 2014.
M. Abbas a exprimé «son rejet de tout acte de violence d'où qu'il vienne» alors que M. Netanyahu «a appelé au calme».
Dans ce contexte, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a mis en garde contre une flambée de violence. Il a condamné l'attaque et appelé «tout le monde à agir de manière responsable pour éviter une escalade». Le porte-parole du mouvement islamiste Hamas, Sami Abou Zohri, a estimé que l'attaque était «une réponse naturelle au terrorisme sioniste et à la profanation de la mosquée Al-Aqsa».
«Le statu quo sera préservé», a assuré Benjamin Netanyahu, pour tenter de rassurer les Palestiniens.
Selon un statu quo en vigueur depuis des décennies, les juifs sont autorisés à visiter l'esplanade mais pas à y prier.
Par ailleurs, un Palestinien de 18 ans a été tué vendredi par balles lors de heurts avec des soldats sioniste près de Bethléem en Cisjordanie occupée, selon le ministère palestinien de la Santé. Depuis octobre 2015, l’entité sioniste et les Territoires palestiniens sont en proie à crimes barbares ionistes qui ont causé la mort de 281 Palestiniens, 44 sionistes, deux Américains, deux Jordaniens, un Érythréen, un Soudanais et une Britannique, selon un décompte de l'AFP.
R. I. / Agence

l Les policiers tués sont membres de la minorité arabe druze de l’entité sioniste, très présente dans la police et l'armée. Selon la police et le Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien, les trois assaillants sont des Arabes, originaires de la ville d’Oum el-Fahm (nord). Vers 07h00 locales (4h00 GMT), ils ont ouvert le feu sur des policiers près d'une porte de la Vieille ville avant de s'enfuir vers l'esplanade des Mosquées où ils ont été abattus par les forces de l'ordre, selon la police. Sur les images d'une vidéo tournée sur l'esplanade et diffusée dans les médias sionistes et palestiniens, un échange de tirs nourris est audible. Les Arabes sont les descendants des Palestiniens restés sur leurs terres à la création de l’entité sioniste en 1948. Ils ont la nationalité et représentent 17,5% de la population de l'Etat hébreu.