Syrie : Le cessez-le-feu, une «priorité» pour les USA

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Trêve - Le cessez-le-feu qui doit prendre effet dimanche en Syrie est une «priorité» pour les Etats-Unis et «un pas important» pour la paix, a indiqué le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump.


«A midi dimanche, heure locale, une zone de désescalade prendra effet dans le sud-ouest de la Syrie», a indiqué samedi dans un communiqué le général H.R. McMaster.
«De telles zones sont une priorité pour les Etats-Unis et nous sommes encouragés par les progrès réalisés pour atteindre cet accord»», a-t-il dit.
«Les Etats-Unis restent mobilisés pour faire tomber l'Etat islamique, aider à mettre fin au conflit en Syrie, réduire les souffrances et permettre à la population de retourner dans ses maisons. Cet accord est un pas important vers ces objectifs communs», a-t-il dit.
Le général McMaster, qui a diffusé ce communiqué dès la fin du G20, indique que Donald Trump a «discuté de cet accord avec beaucoup de leaders mondiaux durant le sommet», dont le président turc Recep Tayyip Erdogan, la Première ministre britannique Theresa May et la Chancelière allemande Angela Merkel. Cette décision d'imposer un cessez-le-feu, annoncée vendredi par le ministre des Affaires étrangères russe, Sergei Lavrov, a été obtenue à la suite d'un accord entre les Etats-Unis, la Russie et la Jordanie, pays frontalier de la Syrie.
«Aujourd'hui (vendredi), dans la capitale jordanienne, Amman, des experts russes, américains et jordaniens (...) se sont mis d'accord sur un memorandum pour la création d'une zone de désescalade» dans les provinces de Deraa, Kuneitra et Soueida, avait indiqué Sergueï Lavrov à Hambourg (Allemagne).
«Dans cette zone, il y aura un cessez-le-feu (entre forces progouvernementales et rebelles) à partir du 9 juillet, à midi heure de Damas», avait-il ajouté. Dans un premier temps, «la sécurité autour de cette zone sera assurée par des forces et moyens de la police militaire russe en coordination avec les Jordaniens et les Américains», avait précisé Sergueï Lavrov. Son homologue américain Rex Tillerson avait salué cet accord. «Il s'agit d'une première indication montrant que les Etats-Unis et la Russie sont capables de travailler de concert sur la Syrie»», avait-il dit. L'objectif de l'accord est notamment de «permettre l'accès de l'aide humanitaire» dans cette zone, selon ce responsable jordanien qui a précisé que l'arrangement devait «contribuer à créer un environnement favorable»» en vue d'une solution politique au conflit.
La guerre en Syrie, qui a fait plus de 320 000 morts, a été déclenchée en 2011 par la répression de manifestations pacifiques prodémocratie mais s'est complexifiée au fil des ans avec l'implication de multiples acteurs sur un territoire de plus en plus morcelé.
R. I. /Agences