Syrie / Les forces syriennes sont entrées dans la ville - Palmyre : libération imminente

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05Victoire n Les forces gouvernementales syriennes sont entrées hier soir à Palmyre, après des combats avec les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Les combattants du groupe jihadiste Etat islamique (EI) se sont retirés d'une bonne partie de la ville syrienne de Palmyre inscrite par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité, mais ont laissé derrière eux de nombreuses mines y rendant difficile la progression des forces gouvernementales, a indiqué une ONG.
Ce matin, des combattants de l'EI étaient retranchés dans des quartiers résidentiels de l'est de la ville.
«L'EI s'est retiré d'une grande partie de Palmyre après avoir placé des mines dans la ville. Des kamikazes se trouvent dans des quartiers est», a déclaré Rami Abdel Rahmane, directeur de l'ONG. «Les forces gouvernementales n'ont pas encore été en mesure d'entrer dans le centre de la ville ou dans les quartiers est», a-t-il dit à l'AFP.
Selon lui, il n'y a plus de combattants jihadistes dans la principale partie de la cité antique, située dans le sud-ouest de la ville, mais ce secteur est «très miné».
Soutenues par des troupes au sol et des bombardements aériens russes, les forces gouvernementales syriennes tentaient depuis plusieurs semaines d'atteindre Palmyre en avançant dans le désert de la province de Homs. «L'armée est entrée dans un quartier ouest de Palmyre et a pris le contrôle d'une partie de ce secteur», a affirmé à l'AFP Rami Abdel Rahmane. Il a fait état d'affrontements et de violents bombardements dans cette ville de la province de Homs (centre).
L'agence de presse officielle syrienne Sana avait indiqué plus tôt que les forces gouvernementales avaient repris le Mont Hilal et d'autres collines surplombant Palmyre, saluant «un pas important vers l'effondrement des groupes terroristes dans la ville». L'OSDH avait lui indiqué que les troupes avaient désormais à portée de tir «la moitié ouest de la ville». La reprise de la citadelle est proche, les jihadistes s'en sont retirés, a assuré M. Abdel Rahmane.
Palmyre a été prise par les jihadistes en mai 2015 et en avaient été chassés en mars 2016 avant de la reprendre en décembre.
L'EI a saccagé et détruit les plus beaux temples et d'importantes structures de la cité antique, l'Unesco dénonçant comme «crime de guerre» les destructions sur le tétrapyle - un monument de 16 colonnes érigé à la fin du IIIe siècle -, ainsi qu'à l'intérieur du théâtre romain, daté pour sa part du IIe siècle, dans lequel des exécutions de masse ont été menées par les jihadistes.
Saccagés, deux bustes antiques restaurés en Italie ont été récupérés par Damas. «Les deux bustes sont revenus mardi et rejoignent les 400 pièces archéologiques qui ont pu être sauvées à Palmyre», a indiqué à l'AFP le directeur général des antiquités et des musées, Maamoun Abdelkarim.
Ils avaient été endommagés lorsque l'EI a occupé Palmyre de mai 2015 à mars 2016 et y ont détruit les plus beaux temples, des tours funéraires ainsi qu'un grand nombre d'œuvres d'art. Les jihadistes avaient également assassiné l'ancien chef des antiquités de Palmyre, Khaled al-Assaad à l'âge de 82 ans.
Des centaines de pièces endommagées ont pu être extraites de la ville avant que les jihadistes ne la reprennent une nouvelle fois le 11 décembre.
Sur l'un des deux hauts-reliefs, datant des IIe et IIIe siècles, dont le haut du visage avait été perdu, les spécialistes ont reconstruit le morceau manquant à l'aide d’une imprimante 3D, une technique jamais utilisée jusqu'alors pour ce type de restauration.
R. I./Agence