Humanitaire -  Le petit Rohingya était si émacié que les médecins n'ont pas réussi à le perfuser. Le garçonnet de cinq ans est un des milliers d'enfants menacés de mourir de faim dans les camps de réfugiés surpeuplés du Bangladesh.

Agression -  Les investigations se poursuivent après l'attaque au couteau revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique et qui a coûté la vie à deux jeunes femmes dimanche sur le parvis de la principale gare de Marseille, dans le Sud-Est de la France.

Situation -  Au moins 60 Rohingyas de Birmanie tentant de rejoindre le demi-million de réfugiés au Bangladesh voisin sont morts ou disparus en mer, a annoncé hier l'ONU, après avoir dénoncé un "cauchemar humanitaire", et la Birmanie est en accusation, 88 ONG parlant même de "crimes contre l'humanité".

Décision -  Le couperet est tombé: depuis 15h00 GMT hier, les liaisons aériennes entre le Kurdistan irakien et l'étranger ont été coupées, sur ordre de Bagdad, et la région autonome est de plus en plus isolée, avec une dénonciation très ferme par Washington de son référendum d'indépendance de lundi.

Crise -  L'Assemblée nationale camerounaise a dénoncé hier une «tentative de partition du Cameroun» au moment où les séparatistes anglophones envisagent de proclamer l'indépendance des zones anglophones du pays le 1er octobre.

Tension -  La justice espagnole a entrepris hier mardi de «neutraliser» les bureaux de vote prévus pour le référendum d'autodétermination interdit en Catalogne, le chef du gouvernement Mariano Rajoy appelant de son côté depuis Washington à «un retour au bon sens».


A J-5, le bras de fer entre Madrid et les dirigeants séparatistes de la Catalogne s'est poursuivi sur le terrain de la logistique pour l'organisation du vote, attaquée sur tous les fronts par la justice.
Le parquet de Catalogne a ordonné à la police régionale la mise sous scellé avant samedi des bureaux de vote potentiels et d'assurer une surveillance pour éviter qu'on y organise le référendum. L'ordre concerne aussi un rayon de 100 mètres autour des établissements afin que le vote ne puisse s'y dérouler.
Auparavant, il avait requis l'identification des éventuels responsables des bureaux de vote tels que des directeurs d'école ou d'administrations qui mettraient des locaux à disposition. Le procureur a aussi demandé qu'ils soient «avertis de leur obligation de ne pas céder les centres pour la tenue du référendum».
En s'attaquant aux bureaux de vote, le parquet poursuit la mise en œuvre d'un plan visant tous les mécanismes du référendum. Depuis la mi-septembre, les maires qui prêteraient des locaux sont menacés de poursuites, et la commission électorale a dû démissionner en bloc, la Cour constitutionnelle ayant menacé ses membres d'amendes journalières de 12 000 euros. L'équipe organisatrice est par ailleurs déjà mise en examen.
La police et la Garde civile ont aussi saisi près de 10 millions de bulletins de vote et quelque 45 000 convocations d'assesseurs. Et déjà 59 sites internet de promotion ou d'information sur le référendum ont été fermés. Face à ces actions, les autorités séparatistes au pouvoir dans cette région de 7,5 millions d'habitants dénoncent des méthodes «répressives». «Le site de la fondation Franco (l'ancien dictateur, ndlr) est toujours opérationnel», mais pas ces sites, s'est plaint hier le porte-parole du gouvernement régional catalan Jordi Turull. Les séparatistes se félicitent aussi de la parution dans plusieurs médias étrangers, y compris conservateurs, d'éditoriaux favorables à un référendum légal ou à davantage de flexibilité de la part de Madrid. Le médiatique fondateur de Wikileaks Julian Assange a, lui aussi, critiqué Madrid. «Est-il possible que les services de sécurité d'un Etat répriment un mouvement démocratique sérieux ou pas», s'est-il interrogé dans un message vidéo retransmis à Barcelone. De source diplomatique espagnole, on indique «avoir conscience de cette affirmation selon laquelle nous serions en train de perdre la bataille de la communication». Le gouvernement assure qu'il ne fait qu'appliquer la Constitution, qui n'autorise pas ce type de consultation, comme en France ou en Italie.
Si la Catalogne n'était pas officiellement au menu des discussions hier à Washington entre Mariano Rajoy et Donald Trump, le président américain a apporté son soutien à son hôte en déclarant que «l'Espagne est un grand pays et qu'elle devrait rester unie».
«Je pense vraiment que le peuple de Catalogne choisirait de rester en Espagne (...), un grand pays, magnifique, avec une véritable histoire», a-t-il insisté.
R. I. /Agence


Protestations -  L'Observatoire marocain des prisons (OMP) a exprimé hier ses «vives inquiétudes» sur l'état de santé des détenus du mouvement de contestation populaire «Hirak» du Rif en grève de la faim pour réclamer leur libération.




Situation n Le monde politique allemand, sonné, commençait ce mardi à s'organiser après le choc des législatives afin de trouver une majorité gouvernementale malgré l'affaiblissement sans précédent des formations traditionnelles et la percée d'un parti dérivant vers l'extrême-droite.

Agression -  Au moins trois Casques bleus de l'ONU au Mali ont été tués et cinq blessés "gravement" hier dans une attaque à l'engin explosif contre leur convoi dans le nord du pays, ont annoncé les Nations unies.

Echec -  Le président français Emmanuel Macron a essuyé son premier revers électoral hier lors du renouvellement partiel de la Chambre haute  du Parlement



Espoir n Si la circulation reste largement à l'arrêt faute de carburant, la vie reprend sur les marchés des quartiers de Deir Ezzor loyaux au régime syrien et désormais libérés d'un siège de près de trois ans par le groupe Etat islamique (EI).



Scrutin n Les Néo-Zélandais ont voté hier lors d'élections générales particulièrement serrées, les sondages publiés avant le scrutin donnant les conservateurs du Premier ministre Bill English au coude-à-coude avec les travaillistes de la charismatique trentenaire Jacinda Ardern.



Réaction - Le gouvernement togolais dénonce un «coup d'Etat» de la rue, par la voix de son ministre de l'Information, Guy Lorenzo

Exigences n Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier à Conakry, à l'appel de l'opposition, pour exiger l'organisation d'élections locales qui n'ont plus lieu depuis 12 ans.

Drame -  Trois ans après être tombée aux mains des rebelles houthis du Yémen, Sanaâ offre, à première vue, l'aspect d'une ville normale. Mais la capitale et le reste du pays vivent une catastrophe humanitaire sans précédent, alimentée par une guerre sans fin.

Analyse -  L'incertitude est totale sur ses futurs partenaires  au gouvernement et sur l’avenir de l'Allemagne.

Déclarations -  Quelques heures avant l'ouverture de l'Assemblée générale de l'ONU, la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi s'est dite «prête» à organiser le retour des plus de 410 000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh, mais sans apporter de solution concrète à ce que l'ONU dénonce comme une épuration ethnique.

Mais la dictature militaire instaurée en 1962 avait joué la carte de la haine antimusulmane, et la loi birmane sur la nationalité de 1982 avait laissé les Rohingyas apatrides. Diplomatiquement, Aung San Suu Kyi marque ses distances avec le chef de l'armée, le général Min Aung Hlaing

Amnesty International a regretté qu’Aung San Suu Kyi n'ait pas condamné explicitement le rôle de l'armée estimant que l'ex-icône de la démocratie pratiquait la «politique de l'autruche». «Il existe des preuves écrasantes que les forces de sécurité sont engagées dans une campagne de nettoyage ethnique»

Rapprochement. Le président palestinien s'est entretenu hier avec le chef du Hamas, leur première conversation depuis près d'un an, au lendemain d'un geste d'assouplissement du mouvement islamiste à l'égard du Fatah, le parti de Mahmoud Abbas au pouvoir en Cisjordanie occupée.