Y a-t-il encore  des domaines réservés aux uns et aux autres ? : Femmes et hommes : l’ère de la compétition

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Il faut leur rendre justice
Prouesse n En Amérique du Sud, au Chili, aux Philippines et enfin en Argentine, des femmes sont arrivées à occuper le poste de présidente de la République, la plus haute et la plus prestigieuse fonction du pays.
Le constat est général : depuis 50 ans sinon plus, les femmes investissent de plus en plus le monde des hommes. Chez nous, depuis indépendance toutes les filières et tous les créneaux, qui lui sont traditionnellement fermés, s’ouvrent de plus en plus à la gente féminine. Grâce à ses diplômes et à ses compétences, elle peut occuper n’importe quel poste de son choix : institutrice, professeur de lycée ou de collège ou même d’université, médecin, ingénieur, officier de police, pilote, commandant de bord, wali, chef de daïra….
Elle peut être élue à n’importe quelle fonction politique (maire, députée, sénatrice) elle peut faire partie d’un gouvernement.
Des femmes actuellement dirigent des partis politiques.
Louisa Hanoun, pour ne pas la nommer, dirige l’une des plus grandes formations politiques du pays.
Ailleurs dans le monde, Edith Cresson a occupé le poste de premier ministre dans le gouvernement de M. Mitterand en France. Margaret Tatcher a occupé le même poste à Londres mais avec une main de fer pour remettre de l’ordre en Angleterre.
Ce poste par contre n’a jamais été occupé dans le monde arabe. En inde Mme Gandi fille de Nehru a donné le meilleur d’elle même et toute la mesure de son extraordinaire compétence à ce poste.
Elle sera assassinée par ses propres gardes personnels.
Le poste de chef de l’Etat arraché par une femme semble très loin et même impossible en Europe où les places politiques sont chères. Ségolène royal en a fait les frais face à un Sarkozy plus patient, moins exposé à la colère par tactique et plus technicien de la parole.
En Amérique du sud, des femmes sont arrivées à occuper le poste de présidente de la République, la plus haute et la plus prestigieuse fonction du pays.
Au Chili, aux Philippines et enfin en Argentine avec Eve Perron.
Même en sport, les femmes ont parfaitement leur place. En France en particulier.
Il ne se passe pas des Jeux olympiques par exemple sans qu’une française ne rapporte à son pays une médaille d’or ou d’argent dans une quelconque discipline.En Algérie aussi, des jeunes sportives s’impliquent dans de nombreuses disciplines et il faut reconnaître à nos équipes de hand et de volley une certaine virtuosité.
Elles sont même considérées comme des équipes géantes avec qui il faut compter en Afrique et qui peuvent porter de l’ombre à certaines favorites.
Nous ne pouvons pas clôturer ce chapitre sans évoquer le nom de la première et purement l’unique algérienne à avoir obtenu la première médaille d’or de course de fond aux jeux olympiques : Hassiba Boulmerka.
Imaâd Zoheir
Même la cuisine
Spécialité - Avec le temps, la cuisine deviendra un temple de la gastronomie française. Les chefs cuisiniers seront classés par étoiles comme des généraux et ces étoiles vont de 1 à 3.
Même dans le football les femmes veulent imiter les hommes.
Il n’y a pas aujourd’hui un pays en Europe qui n’ait pas son équipe féminine.
Qui aurait pu imaginer il y a quelques années qu’un sport ultra-violent tel que le catch aurait lui aussi des catcheuses. Et à voir certains matches ou plutôt certains combats à la télévision qui se déroulent en direct devant des centaines de spectateurs, nul doute qu’elles dament le pion aux hommes dans un sport pour lequel elles n’étaient pas préparées.
Par contre, il y a de moins en moins de volontaires dans un sport qui demande force, réflexe et patience, nous voulons parler de compétitions mécaniques.
A ce niveau du dossier, une question vient tout de suite à l’esprit.
Et les hommes investissent-ils les filières et les créneaux féminins ? Ou du moins spécialement destinés aux femmes ?
Contre toute attente la réponse est oui même si cela paraît bizarre. Oui, les hommes dans certains domaines réservés aux femmes n’hésitent pas à ouvrir une brèche et à s’y incruster.
Prenons le cas de la cuisine, on dit qu’elle est le domaine des femmes, c’est leur sphère intime.
Et autant que l’on se souvienne ce sont toujours les femmes qui ont préparé le diner et le déjeuner à la maison, quelle que soit l’époque ou le pays.
Il faut croire que les choses ont commencé à évoluer puisqu’aujourd’hui en France, la plupart des maris pour faire plaisir à leurs épouses leur préparent et leur mitonnent des plats avec amour. Cela bien sûr quand ils sont au repos, en récupération ou même en congé. Et les épouses apparemment apprécient.
Avec le temps, la cuisine deviendra un temple de la gastronomie française.
Les chefs cuisiniers seront classés par étoiles comme des généraux et ces étoiles vont de 1 à 3. Un chef à une étoile gère déjà un restaurant très chic ou les plats sont confectionnés avec beaucoup de savoir.
Un chef à deux étoiles est une école de formation de futurs chefs et son restaurant est une référence du bon goût et du savoir apprécié.
Un chef à trois étoiles est le sommet de la filière, c’est le maréchal qui crée de nouvelles recettes et dont la table est connue dans le monde entier.
Le plus prestigieux parmi eux serait un espagnol et on dit que pour avoir une table à son restaurait il faut réserver une année à l’avance.
Comme on le voit, le sommet de la cuisine a été atteint par les hommes. Il semblerait qu’une chef à deux étoiles a ouvert sa table en France mais avec moins de succès qu’un homme.
Un effet de mode ?
Filon n Conscients du phénomène qui avait lieu sous leurs yeux, les promoteurs de mode et les fabricants du prêt-à-porter inventeront des articles qui peuvent être portés par les deux sexes sans aucun problème.
Pour de nombreux hommes, imiter les femmes ne s’arrêtent pas aux fourneaux et à la cuisine. Le phénomène va plus loin. Et c’est sans doute l’un des travers majeurs de ce vingt et unième siècle. Dans les années 1970, la mode si vous vous souvenez était aux cheveux longs. Ce mouvement qu’ion avait appelé beatnik consistait pour un jeune à changer complètement de look et surtout à ne pas ressembler à ses parents.
Plus de col amidonné, ni de costumes trois pièces, le chic était de porter des pantalons larges et fleuris aux couleurs du printemps ainsi que des chemises du même ton et de se laisser pousser les cheveux.
Il était difficile à l’époque de distinguer de dos une femme d’un homme. Mieux encore, certains hommes ont commencé à s’affubler de bijoux plus ou moins plaqués or.
Ils en mettaient partout, autour de leurs doigts, autour de leurs cous et bien sûr aux oreilles. Tout ce que faisaient les femmes ou inventaient pour leur coquetterie, les hommes en faisaient de même. Si elles bronzaient aux lumières ultra-violets chez elles pour paraître halées et détendues au travail, vous étiez sûrs que les hommes les imitaient sur le champ et cela pour les mêmes raisons.
Conscients et même parfaitement conscients du phénomène qui avait lieu sous leurs yeux, les promoteurs de mode et les fabricants de prêts à porter inventeront des articles qui peuvent être portés par les deux sexes sans aucun problème.Les femmes non plus ne se gêneront pas pour « singer» les hommes ne serait-ce qu’au niveau de la coupe de leurs cheveux. Et c’est ainsi que naquit la mode de la coupe à la garçonne qui continue encore à faire fureur. Mais certains pousseront décidément le bouchon beaucoup plus loin. Des hommes voudront tout simplement… être des femmes. Et vice-versa.
Le changement de sexe est aujourd’hui une opération banale en Occident, même si c’est un procédé décrié autant par les Catholiques que les musulmans qui estiment que les hommes doivent se contenter du genre que leur donne la nature et ne pas le détourner sous la pression de leur déviance sexuelle.
Et pour ceux qui ne veulent pas changer de sexe pour une raison ou pour une autre, les lois humaines (surtout en Europe) les autorisent le plus légalement du monde à prendre… des époux.
Un homme qui se marie avec un autre homme ne choque plus personne par les temps qui courent et les maires en France par exemple sont tenus de les marier sous peine de sanctions graves et de rappel à l’ordre.
L’exception du dogme
Première n Vieille d’au moins 3 000 ans la religion judaïque continue d’observer un certain nombre de réserves envers les femmes. Cependant, les autorités juives viennent de nommer une rabbine à Paris.
Comme on vient de le voir, les femmes sont constamment imitées par les hommes.
Il n’y a pas une niche dans leur vie professionnelle ou privée qui n’ait pas été investie par les hommes.
Pourtant il y a un secteur, le seul qui barre la route aux imitateurs des uns et aux imitateurs des autres : celui du dogme et la spiritualité, autrement dit le domaine religieux.
Là, les barrières sont infranchissables et très peu de femmes osent s’impliquer dans ce secteur. Prenons l’Islam que nous connaissons bien et qui nous est familier.
Il y est conseillé et même recommandé aux femmes d’éviter à tout prix d’imiter les hommes ou de tenter de leur ressembler.
En matière de dogme, une femme par exemple ne peut pas marier un couple et lire la « Fatiha » c’est l’affaire d’un imam ou d’un cheikh.
Il n’y a pas d’imam femme qui peut officier comme il n’y a pas de cheikh femme qui peut officier. Une femme, pour peu qu’elle maîtrise la langue arabe et les versets du Coran, peut enseigner le texte sacré aux femmes et aux jeunes filles.Une femme en outre ne peut pas égorger un bœuf , un mouton ou même une poule selon le rite halal.
Là encore c’est l’affaire des hommes. Vieille d’au moins 3 000 ans la religion judaïque continue d’observer un certain nombre de réserves envers les femmes.
Ce dogme a de tout temps été dirigé par des rabbins que commande un grand rabbin. Pour des raisons qu’elles refusent d’expliquer, les autorités juives viennent de nommer une rabbine à Paris. Une première…
Les catholiques eux ont toujours observé une certaine rigueur concernant les femmes.
Une femme ne peut être ni pape, ni cardinal, ni abbé et ni curé de paroisse.
Aucune messe n’a jamais été dirigée par une femme.
Une femme qui entre dans un ordre, l’ordre religieux de son choix, fait vœu de célibat, parfois même de silence (elles prononcent deux à trois mots par jour).
Par contre, le célibat n’est pas obligatoire pour les protestants.
Un pasteur a le droit d’avoir une femme et d’élever des enfants.
Une femme peut être pasteur, avoir un époux et procréer.
Il y a même en Amérique des sectes religieuses comme les mormons où le chef spirituel peut avoir plusieurs épouses.
I.Z