Des bassins d’hydrothérapie dans les hôtels de l’EGT

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Modernisation n Les hôtels de l’Entreprise de gestion touristique de l’Est (EGT Est) seront équipés en bassins d'hydrothérapie (Spa) à la faveur de travaux de réhabilitation et de modernisation.

C’est ce que nous apprenait, courant mars dernier, son directeur général. En dotant le patrimoine hôtelier de l’EGT Est de Spa, la direction de l’entreprise vise à offrir à sa clientèle des prestations de qualité et donner "une meilleure réponse" à ses attentes, en sus d’une gastronomie spécifique, selon la localisation des hôtels, a affirmé Saïd Boudraâ.
Il a indiqué, d’autre part, que la prochaine saison estivale va constituer une occasion de "rectifier" les faiblesses et proposer aux clients des hôtels relevant de l’EGT Est des activités en relation avec la grande bleue.
Assurant que cet objectif sera concrétisé en collaboration avec des associations activant dans ce domaine, M. Boudraâ a soutenu que les estivants pourront faire notamment de la plongée sous-marine et de la planche à voile, du beach volley en plus d’autres activités comme le tennis ou la pétanque. Des randonnées pédestres, des visites aux sites touristiques, ainsi que des animations pour les enfants, dont des "concours de miss" destinés à la tranche d’âge comprise entre 8 et 12 ans, figurent également au programme des activités concoctées pour cet été, a également souligné cette même source. Attestant, par ailleurs, que les "tarifs seront étudiés en fonction du marché", ce même responsable, a ajouté qu’une nouvelle approche commerciale sera mise en place en adéquation avec des prestations de qualité offertes selon les standards internationaux. Selon cette source, l’Algérie recèle un "énorme potentiel" en matière de tourisme qu’il s’agit de bien exploiter grâce à une "nouvelle dynamique" impulsée à l’échelle nationale par le Groupe hôtellerie tourisme et thermalisme (GHTT), visant à ‘‘garder’’ la clientèle algérienne et attirer les touristes étrangers. Domiciliée à Constantine, l’entreprise de gestion touristique de l’Est (EGT Est), compte actuellement six structures hôtelières réparties dans les wilayas de Constantine (Panoramic et Cirta), Sétif (Hammam Guergour), Batna (Chelia), Bejaia (Hammadites) et Collo (Bougaroun).
 Selon un responsable du secteur, 30 projets touristiques thermaux d'un coût de plus de 12 milliards de dinars sont en cours de réalisation affirmant que ces projets contribueront à la création de près de 2 000 postes d'emploi.
Il a précisé dans ce contexte qu'environ 13 nouvelles stations thermales appartenant à des investisseurs privés ont été mises en exploitation récemment, soulignant l'intérêt accordé par le secteur du Tourisme à cette activité à travers l'adoption de mesures de facilitation en matière d'investissement et l'intervention pour aplanir les difficultés financières qui entravent la réalisation des projets thermaux.
L. S.

Les banques publiques s’impliquent
n M. Alili a précisé, dans ce sens, que le ministère concerné avait conclu, au cours des dernières années, plusieurs conventions avec 11 banques publiques pour la facilitation des opérations d'octroi de crédits aux investisseurs, notamment porteurs de projets d'activité thermale. Il a rappelé les dernières mesures prises par le secteur du tourisme pour développer l'organisation et faciliter l'exploitation de ces stations thermales en matière d'investissement, soulignant que le décret ministériel de 1999 portant gestion de ces stations a été actualisé en 2007en vue de renforcer et de définir les méthodes de classification de ces projets thermaux et les modes d'exploitation de leurs eaux minérales.
L. S.

Dans l’histoire…
Les traces retrouvées dans les stations thermales algériennes remontent à l’époque romaine. En effet les Romains accordaient une importance très particulière aux sources thermales, très souvent ils construisirent leurs sites autour de ces sources, comme c’est le cas des sites: Aquae Mauretaniae Cesarienne (Hammam Righa) ; Aquae Sirenses (Hammam Bouhanifia) ; Aquae Chibilita Nae (Hammam Meskoutine). Pendant l’époque coloniale les Français construisirent des hôpitaux thermaux autour des sources pour y soigner les blessés et convalescents.
Aujourd’hui comme dans le passé les stations thermales sont très sollicitées par les Algériens pour divers traitements d’ordre rhumatologique, dermatologique et psychiatrique.
L'histoire du thermalisme est complexe et discontinue, le thermalisme historique étant différent du thermalisme moderne très médicalisé. Les premiers usages des eaux thermales semblent remonter aux Grecs, mais l'existence d'un véritable thermalisme est discuté.
L'usage du bain est habituel dès l'époque homérique, le héros prend un bain purificateur et délassant après un combat. La baignoire est un meuble des élites, les athlètes pratiquent des bains individuels ou collectifs. L'usage des eaux thermales est évoqué dès le VIe siècle av. J.-C. par le poète grec Ibycos.
La médecine hippocratique utilise les vertus curatives des bains chauds ou froids. Selon E.Samama, on peut avancer que le «thermalisme grec» n'existe pas avant l'époque romaine ( à partir du Ier siècle av. J.C). Les textes et les données archéologiques concordent pour ne déceler des installations balnéaires importantes et leur utilisation curative qu'après la conquête romaine.
Le thermalisme proprement dit, destiné à des patients ou des curistes, émergerait indirectement d'une tradition religieuse grecque (et non sportive liée aux gymnases) fusionnant avec une tradition sociétale ou récréative des thermes romains.
L. S.