Les citoyens de plus en plus révoltés par leur cupidité : L’intolérable prospérité des commerçants mafieux

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02Réalité n Depuis un certain nombre d'années, à compter de la décennie 90 plus particulièrement, des pratiques ouvertement frauduleuses gangrènent la sphère commerciale nationale.

A tel  point que le citoyen se retrouve systématiquement arnaqué lorsqu'il acquiert un produit  quelconque sur le marché légal. Aujourd’hui, le verre est en passe de déborder et les citoyens expriment clairement leur ras-le-bol de cette situation intolérable.
Cela va de la marchandise alimentaire manufacturée, fruits et légumes, viandes, poissons etc., aux pièces détachées pour tous types de machines et véhicules, en passant par l'habillement, la chaussure, la restauration, les cosmétiques, les produits informatiques, les jouets et pratiquement tout ce qui se vend dans le commerce. Le consommateur a plus de chance de se faire arnaquer en faisant ses emplettes que d'en avoir pour son argent.
Aucune loi, aucune injonction morale ou officielle, ne sont parvenues à juguler les appétits voraces de cette nouvelle race de commerçants qui ne reculent devant nulle bassesse criminelle pour "faire du chiffre", rien d'autre que du chiffre.
Aucune autre activité ne connaît l'essor prodigieux, en nombre et en diversité, qui caractérise depuis plus de 20 ans le métier de commerçant légal, celui qui possède un registre du commerce en bonne et due forme.  Tous ceux qui flairent les bonnes affaires à réaliser rapidement et pratiquement sans risque en pratiquant l'arnaque, n'hésitent pas à en user continuellement et de manière éhontée.
Les consommateurs ne savent plus sur quel pied danser et malgré leurs protestations quotidiennes, rien n’y fait et partout c’est la même
rengaine : acheter sans rechigner ou alors renoncer à faire ses emplettes, ce qui est impossible, bien entendu.
L'un des aspects les plus visibles de la situation malsaine qui caractérise le commerce national actuel est sans aucun doute la soudaine et douteuse prospérité d'une foultitude de nouveaux commerçants trop rapidement enrichis par leurs activités et ce, aux dépens des économies du consommateur, considéré tout juste comme un pigeon à plumer. En moins d'une décennie, des petits malins ayant compris à quel point un simple registre du commerce peut s'avérer un fabuleux tremplin légal pour s'envoler vers des rentes juteuses et assurées, ont fait main basse sur la grande foule des acheteurs, en majorité inconscients de l'arnaque dont ils sont pourtant les victimes expiatoires.
Il suffit pour le commerçant véreux de pratiquer certaines règles du (mauvais) jeu très simples à assimiler, pour quelqu'un que ne rebute aucun type de trafic, s'entend.  
En effet, si le commerçant adepte de grosses coupures à tout prix veut faire du chiffre supplémentaire à coup sûr, il n'a, par exemple, qu'à trafiquer sa balance, de façon qu'elle indique quelques grammes de plus seulement (davantage pour certains).
Cela lui ferait une plus-value appréciable, compte tenu du nombre de produits qui se vendent au poids dans le commerce.
Une astuce élémentaire mais qui n'en est pas moins largement usitée et ce ne sont pas les citoyens qui font le fameux marché de fruits et légumes qui diront le contraire.
Cet espace, de par le flux mirifique de clients qui s'y approvisionnent en denrées indispensables chaque jour, est par définition l'endroit idoine pour toucher du doigt le cœur de la problématique soulevée. A force d'être soumis à un véritable diktat de la part de la majorité des marchands qui y exercent, le citoyen a fini par capituler et à adopter une attitude pour le moins contraire à ses intérêts.
Hocine Hamid