L’éthique et la déontologie, ces grands absents

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Usure n A force de subir arnaque sur arnaque, le consommateur ne sait plus comment sortir de ce cercle ô combien vicieux.

Dans cet ordre d'idées, Madjid, notre ami retraité, nous livre son sentiment sur un sujet qui a fait couler beaucoup d'encre dernièrement, le fameux prix de la baguette de pain : " Je me rappellerais toujours cette réflexion que j’ai eu lorsqu’en 2010, il y a eu ce fameux jour de grève des boulangers : ce jour-là, alors que le citoyen ne trouvait du pain nulle part, tous les  restaurants, gargotes et autres pizzerias et fastfoods ont été livrés en pain comme d’habitude, comme si il n'y avait pas de grève pour eux ! Où est l'éthique et où est la déontologie des boulangers ? N'est-ce pas révélateur de l'état d'esprit qui règne dans ce pays ? Et puis, pour en terminer avec le pain, moi, cela fait des années que je paye 10 dinars la baguette, car mon boulanger ne me compte 9 dinars la baguette que lorsque j'en achète une dizaine, c’est normal, ça aussi ?".  
Une démonstration plus que limpide et qui touche à une réalité bien affligeante. Les prix effectifs pratiqués dans le commerce reflètent bel et bien le chaos et la sauvagerie qui y règnent. Le client n'a droit à aucune considération et seuls ses billets intéressent les vendeurs.
Ces derniers, forts de leur incroyable liberté de traficotage, sont assurés d'amasser des fortunes sans devoir se soumettre à aucun contrôle sérieux ni pour la qualité ni pour les prix pratiqués. C'est dire si l'urgence de la mise en place d'un certain nombre d'instruments législatifs et coercitifs, se fait sentir plus que jamais. L'enjeu est simple : pour chaque qualité de produit doit correspondre un prix maximum autorisé.
En aucun cas, il ne doit être permis le mélange entre des produits de qualités différentes. Les variétés ainsi constituées seraient soumises à une fourchette de prix plafonnés, selon la qualité et uniquement la qualité de chaque famille de produits.  
A ce titre, le volet sanitaire s'avère l'élément primordial à prendre en considération. Ainsi, rien ne saurait justifier cette véritable aberration qui consiste, à titre d'illustration,  à laisser des magasins d'alimentation générale vendre des farines et laits pour nourrissons. Des produits de puériculture qui côtoient sur des étals poussiéreux des boites de harissa et autres bouteilles de vinaigre éventrées.
C'est une image courante, vue presque partout. Des produits destinés à des bébés se vendent ailleurs que dans les pharmacies et parapharmacies  et personne ne trouve à y redire !
H. H.