Hommes politiques et chefs d’Etat français : Les tentations de la République

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02Information n De Gaulle pour la petite histoire n'a reçu, à la veille de son départ secret pour Londres, que 800 000 francs pour organiser la résistance à l'extérieur.

L’honnêteté est une qualité particulièrement respectée en politique. Elle est rare mais elle existe. Un dicton algérien ne dit-il pas "qui met la main au miel est obligé de sucer son doigt" ?
Et lorsque nous disons honnêteté il s'agit bien sûr de l'honnêteté  dans son ensemble qu'elle soit financière, politique ou morale.
La France, principalement pendant ces deux derniers quinquennats et ses 4 derniers septennats, nous en a fourni le meilleur exemple. Conscient du piège qu'on allait fatalement lui tendre, le "général de Gaulle a tout de suite pris les devants en s'installant  à l'Elysée.
Véritable icone de son pays, personnage clef et visage historique de la France, le général ne pouvait que prendre ses précautions pour gouverner un peuple de valeurs et faire taire une presse spécialisée dans la recherche des poux là où il n'y en avait pas.
Dès son arrivée au palais de l'Elysée, il mettra au pas son service de la logistique. Il commencera par refuser de toucher un salaire mensuel et une quelconque indemnité prétextant que sa retraite de général de brigade lui suffisait largement pour vivre : il paiera même sa consommation électrique au niveau de l'appartement privé qui lui a été affecté. Ses week-ends, ils les passera chez lui en famille à Colombey les deux églises.
Selon certaines sources, il achètera sur ses propres deniers, les jouets destinés aux enfants du personnel de l'Elysée pour la Noël.
Selon les éditeurs de son livre "Au fil de l'épée" toutes les recettes de cet ouvrage vont droit à la fondation Anne de Gaulle, une fille qu'il a perdue alors qu'elle était très jeune .
Alors qu'on l'appelait dans l'intimité "général motors" pour son ambition de mécaniser à tout prix l'armée française, De Gaulle, pour la petite histoire, n'a reçu, à la veille de son départ secret pour Londres, que 800 000 francs pour organiser la résistance à l'extérieur.
Il était à l'époque de Vichy, sous-secrétaire d'Etat à la Défense. C'est la seule fois qu'il percevait de l'argent de l'Etat en dehors de son salaire.
Imaad Zoheir
L'argent un objectif politique ?

Eclaboussures n Pompidou n'a pas été atteint par la "boule puante" de ce genre d'affaires mais c'est sa femme qui a été accusée systématiquement de privilégier des artistes par rapport à d'autres.

Comme nous allons le voir dans les prochains chapitres de ce dossier, dans le milieu politique européen, l'argent n'est pas seulement le nerf de la guerre il est souvent l'objectif numéro un de certains leaders qui n'ont à la bouche que les mots liberté et démocratie et qui souvent nous donnent des leçons d'honnêteté. Il n'y a pas que la France qui est concernée, tous les pays de l'union européene sont atteints par le même mal le même phénomène.
Si nous nous en tenons uniquement à la France, tous les chefs d'Etat français à l'exception du général De Gaulle n'ont pas les mains totalement propres. Et quand ils ne sont pas affectés par une affaire de corruption, c'est une affaire de mœurs qui prend la suite. Pompidou par exemple n'a pas été atteint par la "boule puante" de ce genre d'affaires mais c'est sa femme qui a été accusée systématiquement de privilégier des artistes par rapport à d'autres et de faire avec l'argent du contribuable deux poids et deux mesures.
Sans compter ce qu'une certaine presse à scandale a débité sur son compte ou plutôt sur le compte de sa déviance sexuelle.
Giscart d'Estaing le plus jeune des présidents français ne s'est pas empêché de "se servir" non pas dans les ressources de l'Etat mais dans les ressources d'un autre Etat, celui de la république Centrafricaine. Le maréchal président Bokassa qui se déclarera plus tard roi de Bangui lui offrira des diamants pleins les poches.
Ce sont précisément les diamants de Bokassa qui hâteront sa perte.
Avec le septennat de François Mitterand, la France aura droit aux deux phénomènes, celui de l'argent et celui des mœurs. Beregovoy l'un des plus hauts dignitaires de l'architecture mitterandiste se donnera  la mort à la suite d'une campagne de presse qui l'accusait d'avoir perçu un prêt particulier dans des conditions opaques.
Un autre dignitaire et qui plus est conseiller du chef de l'Etat, se tirera une balle dans la tête dans son bureau à dix mètres de celui du président.
Les Français à la fin de la vie de Mitterand apprendront avec stupeur que leur président était bigame et qu'il avait deux épouses, une première First lady officielle et une seconde secrète qu'il a toujours tenue à l'écart.
Pire il avait avec la seconde une fille du nom de Mazarine qui n'a jamais apparu en public. Mitterrand a pourvu à son éducation sans éveiller le moindre soupçon autour de lui. C'est l'Etat apparemment qui s'est chargé de sa protection et de sa sécurité.
I. Z.