Elu meilleur footballeur africain par la BBC, 7e au Ballon d’Or France Football : Soirée de conte de fées pour Riyad Mahrez

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02Sacre n Désigné comme le grand favori, Cristiano Ronaldo a bien été nommé Ballon d'Or 2016. Il remporte cette distinction pour la quatrième fois de sa carrière.

Y avait-il vraiment un suspense ? Joueur le plus en vue et aussi le plus titré de l'année 2016, Cristiano Ronaldo s'est vu logiquement décerner ce lundi le trophée du Ballon d'Or. Le quatrième de sa carrière après ceux remportés en 2008, en 2013 et 2014. Il n'est que le deuxième joueur à compter autant de consécrations, et il ne lui reste désormais plus qu'à remporter ce prix une fois de plus pour égaler le recordman Lionel Messi avec ses cinq Ballons d'Or. L'année 2016 a été parfaite pour Cristiano Ronaldo. Comme en 2014, il a été le grand artisan du triomphe du Real sur la scène continentale avec la conquête de la Decima. Et, outre l’UEFA Champions League, il a également mené le Portugal à son premier titre majeur lors de l'Euro en France. Des victoires collectives qui ont assurément pesé dans la réflexion de ceux qui ont voté, même si ses statistiques personnelles sont restées conformes à ses standards des années précédentes (51 buts en 55 matches joués). Au nombre des voix récoltées, Ronaldo devance son rival de toujours, Lionel Messi. Souvent serrée par le passé, la bataille a été moins disputée cette fois si on en juge l'écart de points entre eux. La troisième place du podium revient elle à Antoine Griezmann. Vice-champion d'Europe en club comme en sélection, il succède à Franck Ribéry, dernier français à terminer sur le podium du Ballon d'Or. La star portugaise avait alors pu exprimer toute sa joie et sa fierté après avoir réussi la passe de quatre qu'il attendait avec une grande impatience depuis deux ans. «Pour moi, c'est un grand honneur de recevoir mon 4e Ballon d'Or. L'émotion est la même que lors du premier succès. Le rêve devient réalité. Je n'aurais jamais imaginé le gagner 4e fois. Je suis si content. Je dois remercier tous mes coéquipiers en club et en sélection. Vous pouvez imaginer à quel point je suis fier de recevoir ce magnifique trophée», a-t-il déclaré. Avec ce nouveau Ballon d'Or remporté, Cristiano Ronaldo entre un peu plus dans l'histoire du football mondial. Modèle de régularité et de professionnalisme, l'ancien Mancunien continue de cueillir les fruits de ses sacrifices. Contrairement à d'autres, le Lusitanien n'a jamais caché son ambition d'être le meilleur au monde et cumuler les prix individuels. N'étant encore âgé «que» de 31 ans, il peut espérer poursuivre cette belle moisson pendant encore quelques années. Et ce n'est pas les sources de motivation qui vont lui manquer tant que Lionel Messi restera devant au nombre de distinctions. Gagner un nouveau Ballon d'Or ou être titré de nouveau avec la Selecçao, qu'est-ce qui lui tient le plus à cœur ? CR7 a répondu : «Je pense que les deux sont importants pour moi. Je vais essayer de donner le meilleur de moi même, comme à chaque fois. Je donnerai le meilleur pour le Real, et pour la sélection. Je vais travailler dur, comme toujours. Mais je voudrais déjà savourer cet instant aujourd'hui, car je suis très content».

Il distance Cruyff, Platini et Van Basten


l  Toujours plus dans l'histoire. En remportant ce 61e Ballon d'Or, Cristiano Ronaldo en est désormais à quatre après les crus 2008, 2013 et 2014. Ce troisième BO en quatre ans lui permet de devenir seul le deuxième joueur à avoir gagné le plus de Ballon d'Or, devant Johan Cruyff, Michel Platini et Marco Van Basten, tous primés à trois reprises. Lionel Messi reste lui tout en haut de l'histoire avec cinq trophées en sa possession.

Les chiffres
9e titre pour le Real Madrid
l Avec le nouveau sacre de Cristiano Ronaldo, le Real totalise désormais 9 Ballon d'Or. Les Merengue ne comptent plus que deux unités de retard sur le Barça. Petit à petit, le Real Madrid est en train de réduire son écart sur le Barça au nombre de Ballon d'Or remportés. Avec le triomphe de Cristiano Ronaldo lundi pour l'édition 2016, le club de la capitale espagnole n'a désormais plus que deux Ballons d'Or de retard sur son rival historique. Sans les titres remportés par Lionel Messi (5), les Merengue seraient déjà devant. Mais, d'un autre côté, on peut aussi relever que sans Ronaldo et ses trois conquêtes, l'écart serait encore plus conséquent. A lui seul, CR7 détient le tiers des Ballons d'Or qu'a conquis le club royal de toute son histoire. Par ailleurs, avec le succès de Ronaldo, le Portugal totalise désormais six titres. C'est autant que la France. Les Lusitaniens ne sont désormais devancés que par l'Allemagne et les Pays-Bas (7 Ballons d'Or) comme les pays les plus souvent primés.

Les surprises
Rui Patricio, Leicester et Dimitri Payet...

l Comme chaque année, le Ballon d'Or France Football a dévoilé son lot de surprises. Certains joueurs ne sont pas classés. D'autres figurent étonnamment parmi les meilleurs. Il y a un an, personne n'aurait imaginé les voir dans le top 10. Et pourtant, Riyad Mahrez (7e) et Jamie Vardy (8e) y sont bien. Leurs présences récompensent le titre de Leicester en Premier League la saison dernière, le plus improbable de l'histoire du Championnat anglais. Dimitri Payet ne joue qu'à West Ham, il se bat pour se maintenir en Premier League, et il ne dispute pas la Ligue des champions. Et pourtant, avec sa dix-septième place, le Français est mieux classé que d'autres joueurs plus connus. Il devance De Bruyne, Iniesta, Koke ou encore Müller, tous non classés. Douzième, Rui Patricio devance Hugo Lloris et Manuel Neuer.


Le podium
Griezmann s'incruste au milieu du duo Barça-Real

l Antoine Griezmann a réussi à se hisser à la troisième place du classement, trois ans après Franck Ribéry qui avait également réussi cette performance. Et comme Ribéry en 2013, Griezmann termine, dans l'ordre, derrière Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Une juste récompense pour l'attaquant de l'Atlético Madrid, qui a récolté 198 points, soit 107 de plus que Luis Suarez, qui termine au pied du podium. Deux autres Français sont classés : Paul Pogba (14e, 4 points) et Dimitri Payet (17e, 1 point).

Classement
1. Cristiano Ronaldo (Real Madrid/Portugal) 745 points
2. Lionel Messi (FC Barcelone/Argentine) 316
3. Antoine Griezmann (Atlético Madrid/France) 198
4. Luis Suarez (FC Barcelone/Uruguay) 91
5. Neymar (FC Barcelone/Brésil) 68
6. Gareth Bale (Real Madrid/Pays de Galles) 60
7. Riyad Mahrez (Leicester/Algérie) 20
8. Jamie Vardy (Leicester/Angleterre) 11
9. Gianluigi Buffon (Juventus Turin/Italie) et Pepe (Real Madrid/Portugal) 8
11. Pierre-Emerick Aubameyang (Borussia Dortmund/Gabon) 7
12. Rui Patricio (Sporting CP/ Portugal) 6
13. Zlatan Ibrahimovic (Manchester United/Suède) 5
14. Paul Pogba (Manchester United/France) et Arturo Vidal (Bayern Munich/Chili)
16. Robert Lewandowski (Bayern Munich/Pologne) 3
17. Toni Kroos (Real Madrid/Allemagne), Luka Modric (Real Madrid/Croatie) et Dimitri Payet (West Ham/France) 1
Non-classés : Agüero, De Bruyne, Dybala, Godin, Higuain, Iniesta, Koke, Lloris, Müller, Neuer, Sergio Ramos.

L’injustice
Modric seulement 17e, Iniesta, Ramos et Neuer sans voix

l Luka Modric est un rouage essentiel du milieu du Real Madrid. C'est notamment grâce à lui que l'équipe de Zinédine Zidane a remporté la Ligue des champions, en 2015-2016. Il n’est que dix-septième. Ils sont onze à afficher un zéro pointé dans ce classement final puisqu'ils n'ont tout simplement récolté aucune voix chez notre jury qui désignait son podium à chaque fois avec cinq points pour le premier, trois pour le second et un pour le troisième. Si Kroos, Payet et Modric ont pris un point et se classent 17es, Agüero, De Bruyne, Dybala, Godin, Higuain, Iniesta, Koke, Lloris, Müller, Neuer et Sergio Ramos sont à zéro. Quant à Pepe, neuvième, il est donc le seul défenseur à avoir récolté des points.

La frustration
Lewandowski se moque du Ballon d'Or

l Alors qu'il figurait parmi les trente nommés, Robert Lewandowski n'a pas eu l'honneur d'être classé. L'avant-centre du Bayern n'a reçu aucun point et a fini au-delà de la 19e place, au même titre que les dix autres joueurs privés de voix de la part des journalistes. Cela n'a pas laissé insensible. Sur son compte twitter, l'ancien joueur du Borussia Dortmund s'est moqué du Ballon d'Or et de l'hebdomadaire qui organise le concours. A l'adresse de France Football, il a envoyé plein de smileys rieurs. Une réaction railleuse mais qui trahit aussi une vraie frustration de la part de l'intéressé. Alors qu'il avait remporté le titre du champion d'Allemagne avec le Bayern et qu'il a aussi terminé meilleur réalisateur de la Bundesliga, Lewandowski connaît une vraie régression au regard de son classement dans ce Ballon d'Or. En 2015, il avait, pour rappel, terminé juste au pied du podium, devant notamment Luis Suarez.

Les légendes Madjer - Belloumi sont désormais derrière

Coup n Riyad Mahrez est-il en train de devenir le meilleur footballeur algérien de tous les temps ? Une chose est sûre, il est en passe de le devenir. Il vient de réaliser une chose qu’aucun autre n’a fait.

L’époque de Hassan Lalmas, la période des Omar Betrouni et Aïssa Draoui entre autres, et la génération des années 80 semblent en train d’être détrônées par un joueur, qui ne s’est fait un nom que depuis trois ans. Il s’agit de Riyad Mahrez, qui avait failli un certain temps atterrir dans le championnat d’Algérie, sollicité à l’époque par la JSM Béjaïa. Mais l’avenir du joueur était ailleurs. Après une saison qui lui a permis d’attirer les regards au Havre AC, il s’engage avec Leicester City, qui luttait pour l’accession en Premier League. La suite s’est tellement vite enchaîné que le joueur algérien a disputé un Mondial avec l’Algérie au Brésil, il est devenu champion d’Angleterre, puis sacré meilleur joueur de l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur championnat au monde avant d’atteindre le sommet. Hier, lundi 12 décembre 2016, restera à jamais gravée dans la mémoire de ce footballeur et de la balle ronde algérienne. En effet un peu tôt dans la journée, la BBC a dévoilé l’identité du footballeur africain de l’année 2016. Cinq prétendants étaient en course pour ce titre. Il s’agissait du Gabonais, Pierre-Emerick Aubameyang le baroudeur du Borussia Dortmund, la Ghanéen André Ayew meneur de jeu de West Ham, du Sénégalais Sadio Mané le plus cher footballeur africain transféré à Liverpool cet été, l’Ivoirien Yaya Touré l’un des meilleurs joueur africains de la dernière décennie qui souffre cette saison avec l’arrivée de Guardiola à Manchester City et l’Algérien, Riyad Mahrez le meilleur footballeur de la Premier League et l’homme à tout faire à Leicester City. Tous ces joueurs pouvaient remporter ce précieux titre, mais sans surprise, le sacre est revenu en toute logique à Riyad Mahrez. Ce dernier a été élu joueur africain de l’année par la BBC en raison de la grande saison réalisée l’année dernière. L’international algérien a été l’un des grands artisans du succès historique de Leicester City, sacré champion d’Angleterre 2016. Il a également été élu meilleur joueur de Premier League PFA et meilleur joueur de Leicester de la saison par les fans du club. Passeur comme buteur, le Fennec avait terminé la saison dernière avec 18 buts en 39 matches. Malgré des rumeurs de départ cet été, il est toujours une pièce importante de l’effectif de Claudio Ranieri cette année (7 buts en 21 matches cette saison). Riyad Mahrez a devancé Sadio Mané (2e), alors qu’André Ayew a pris la 3e marche du podium. Aubameyang puis Yaya Touré, lauréat en 2015 ont occupé les 4e et 5e places. Et ce n’est pas fini. Tard dans la soirée d’hier, Mahrez a eu l’agréable surprise de se retrouver dans le top 10 des meilleurs joueurs de la planète foot. En effet, il s’est classé à la 7e place et il est le seul africain à être dans le top ten puisque le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang est arrivé à la 11e place. Deux Africains dans les onze premiers, ce n'était plus arrivé depuis 2009 avec Samuel Eto'o (5e) et de Didier Drogba (9e). La performance de Mahrez est énorme et aucun footballeur algérien n’a réalisé une chose pareille. Mahrez vient juste derrière les sommets du football mondial, à l’image du Portugais Cristiano Ronaldo (1er), de l’Argentin Lionel Messi (2e), du Français Antoine Griezmann (3e), de l’Uruguayen Luis Suarez (4e), du Brésilien Neymar (4e) et du Gallois Gareth Bale (6e). Il a fait mieux que de nombreuses stars du football mondial. On pourra citer, Vardy, Pepe, Buffon, Aubameyang, Rui Patricio, Ibrahimovic, Pobga, Arturo Vidal, Lewandowski, Payet, Modric, Toni Kroos… excusez du peu. Pour Mahrez, la journée de lundi est est énorme avec cette double consécration. En attendant une troisième consécration, le Ballon d’Or africain qui ne pourrait pas lui échapper, l'Algérien a bel et bien mis Rabah Madjer, Lakhdar Belloumi derrière lui.
Djamel O.

L’avis
Renard : «Mahrez et Aubameyang méritaient mieux»

l  Hervé Renard, le sélectionneur du Maroc, a réagi à l'apparition aux 7e et 11e places de Riyad Mahrez et de Pierre-Emerick Aubameyang au classement du Ballon d'Or France Football 2016. «C'est super d'être à ce niveau là. Ce sont deux joueurs fantastiques. Ce qu'a réalisé Mahrez avec Leicester est tout simplement inouï. Pierre-Emerick Aubameyang est d'une efficacité chirurgicale depuis plusieurs saisons. C'est un grand joueur», a-t-il confié. Riyad Mahrez, septième, et Pierre-Emerick Aubameyang, onzième, ont largement tiré leur épingle du jeu au classement du Ballon d'Or. Le Fennec a même atteint le top 10, une première pour un joueur africain depuis la cinquième place de Samuel Eto'o en 2009... Cela a toutefois un peu laissé sur sa faim le coach : «Je pense que Mahrez et Aubameyang méritaient d'être plus haut. C'est bien d'être dans ceux qui comptent. Après, c'est mon ressenti mais c'est normal, j'ai le cœur africain...», a-t-il souligné.

L’interview
Mahrez : «Je suis très touché»

Fierté n 7e du Ballon d'Or France Football 2016, Riyad Mahrez a livré sa première réaction. Premier Algérien de l'histoire à figurer dans ce classement, il est forcément aux anges...

Vous faites partie de la crème des footballeurs de l'année 2016 avec cette septième place. Dites-nous ce que vous ressentez...
Je suis très touché. Pour tout footballeur, finir dans les dix premiers du Ballon d'Or France Football, c'est un rêve. En plus, je suis septième ! Je termine à une superbe place derrière des grands joueurs.

On vous sent ému. Qu'est-ce que cela signifie vraiment pour le gamin de Sarcelles ?
Emu ? Non... Cela m'inspire surtout de l'humilité. C'est le sens de mon parcours depuis le début de ma carrière. Quand j'étais au Havre, j'ai toujours été sûr de moi. Je savais que j'y arriverais. Mais de là à me retrouver 7e au Ballon d'Or France Football 2016 en trois saisons juste derrière des Messi, Ronaldo ou Neymar... C'est quelque chose de fort, d'incroyable... Je me dis que mon travail a payé mais il faut que je continue. Ce n'est pas une finalité. C'est une récompense que je dois confirmer avec mes performances. Etre dans la liste, cela valide la régularité au très haut niveau.

Cela passe par un beau parcours en Champions League avec Leicester (qualifié en huitièmes de finale)...
Ça passe par une bonne C1, et en étant aussi décisif sur le terrain. Le curseur, c'est aussi les stats, faire des passes, marquer des buts importants pour son club. C'est là-dessus qu'on nous juge.

Justement, lors de votre dernière victoire face à Manchester City (4-2), vous avez été l'auteur d'une superbe passe décisive pour Vardy sur le troisième but. Racontez-nous...
Fuchs récupère le ballon et envoie une longue ouverture aérienne dans la profondeur. Je regarde le défenseur central Stones, je vois que Vardy se met en route et accélère. Je gère la position de Stones, je sais qu'il ne va pas vers moi aussi loin. Il va attendre que je contrôle, et que j'essaye de le fixer puis de le passer. Il est resté à la bonne distance pour que je réalise cette passe. J'ai donc choisi d'amortir le ballon tout en la glissant dans l'axe pour Vardy. Il a fait le reste...

Votre principal concurrent pour le Ballon d'Or africain, Pierre-Emerick Aubameyang, termine derrière vous au Ballon d'Or FF (11e). Que pensez-vous de l'attaquant du Borussia Dortmund ?
C'est un super-joueur. Il est comme moi, il vient de loin. Depuis trois ou quatre ans, il enchaine les buts et termine à plus de 30 ou 35 buts toutes compétitions confondues. Il inspire le respect. Je lui souhaite le meilleur...

C'est un peu comme votre coéquipier Vardy (8e au Ballon d'Or France Football 2016), il aime la profondeur... Vous pourriez jouer ensemble un jour ?
(Rires) Pourquoi pas ? C'est vrai que c'est un peu le même profil.

Que pensez-vous du lauréat, Cristiano Ronaldo ?
C'est un joueur exceptionnel. C'est un bosseur, il recherche toujours à être décisif pour son équipe. Cela fait 6 ou 7 ans qu'il met 50 buts par saison. Que voulez-vous ajouter à ça ?

Quelle qualité aimeriez-vous avoir de l'attaquant du Real Madrid ?
Son mental. A ce niveau là, il est incroyable. Il a des qualités incroyables... C'est bien pour lui.

L'Algérie traverse une passe difficile dans les éliminatoires au Mondial 2018. L'équipe va-t-elle réagir à la CAN 2017, prévue du 14 janvier au 5 février au Gabon ?
Oui, cela peut être une occasion d'avoir une réaction d'orgueil. Mais l'Afrique, c'est un environnement très particulier où il faut savoir appréhender le climat de la compétition. On doit notamment progresser dans ce domaine là. Entre nous, je ne crois pas qu'il y ait vraiment de favori tant le contexte est difficile.

Il y a du talent, non ?
On ne va pas se mentir, on a une bonne équipe. Je crois qu'on a besoin de grandir, et franchir aussi des paliers dans nos clubs respectifs. Il faut plus de joueurs dans des grands clubs. Il faut accumuler de l'expérience dans des grandes compétitions. On doit continuer avec cette génération, et la CAN est une étape dans cette évolution.
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