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tragédies D’hier et d’aujourd’hui : Meurtre entre amies

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Crimes -  L'affaire Reviriego constitue un cas unique dans les annales de la criminologie et de la médecine légale en France.


En 1988, cette femme assassina son amie, la dépeça durant deux jours et dispersa les restes du corps tout en continuant à mener une vie normale avec ses enfants. Le crime fut-il la conséquence d’un dangereux cocktail de médicaments amaigrissants prescrits par un médecin ? Le 13 décembre 1988, Sylvie Reviriego, 37 ans, divorcée, aide-soignante à l’hôpital de Tours, déposa ses enfants à l’école. L’après-midi devait être consacré à la fête d’anniversaire de son fils qui venait d’avoir seize ans. Il était prévu qu’elle reçoive, dans la journée, la visite de sa meilleure amie, Françoise Gendron, 38 ans. Au moment des faits, très soucieuse de son apparence, Sylvie Revigiero s’imposait une cure d’amincissement drastique. Son généraliste lui avait prescrit un cocktail de médicaments plus que conséquent : vingt gélules journalières qui avaient fait perdre à la jeune femme seize kilos en peu de temps. Une partie de ces médicaments étaient interdits pas la loi et le médecin prescripteur sera d’ailleurs, ultérieurement, interdit provisoirement d’exercice. Les médicaments jouèrent-ils un rôle dans le meurtre ? La question reste posée à ce jour... Lorsque son amie se présenta chez elle, Sylvie Reviriego était déjà décidée à passer à l’acte et s’était équipée en conséquence. La veille déjà, elle avait échoué à électrocuter Gendron en laissant tomber un sèche-cheveux dans sa baignoire. Amie de Sylvie Reviriego depuis son plus jeune âge, Françoise Gendron, rendait Sylvie très jalouse de son train de vie. Aussi, Reviriego plaça une bonne dose de calmants et de somnifères dans le thé servi à son amie. Une fois cette dernière partiellement inconsciente, elle l’emmena dans la salle de bain, la déshabilla et la plongea dans un bain. Puis, elle lui maintint la tête sous l’eau jusqu’à la noyade. Insatisfaite, elle utilisa un scalpel, qu’elle avait subtilisé au CHU de Tours, pour taillader les veines des poignets de son amie et attendit qu’elle se vide de son sang. Adepte de lectures criminelles, l’aide-soignante décida d’empêcher la reconnaissance du cadavre en lui extirpant les dents une à une.
L. Aït Saïd
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