Histoires étranges : La Maison qui saigne d’Atlanta

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Intrigue - Le 8 septembre, aux alentours de minuit, Minnie sortait de sa douche quand elle remarqua que le plancher et les murs de la salle de bain étaient recouverts d’éclaboussures rougeâtres.


En 1987, Minnie et William Winston étaient respectivement âgés de soixante-dix-sept et soixante-dix-neuf ans, ils étaient mariés depuis quarante-quatre ans et ils louaient la même petite maison de briques rouges à Atlanta, en Géorgie, depuis vingt-deux ans. Le 8 septembre, aux alentours de minuit, Minnie sortait de sa douche quand elle remarqua que le plancher et les murs de la salle de bain étaient recouverts d’éclaboussures rougeâtres. Les tâches ne ressemblaient pas à du sang, elles n’en avaient pas l’odeur, et la vieille dame n’en fut pas effrayée mais intriguée. Elle enfila tranquillement son peignoir puis elle s’avança dans le couloir, et découvrant les même traces écarlates un peu partout sur le carrelage, elle appela son mari, qui était déjà allongé dans son lit : «Will ! Viens voir tous ces trucs rouges qui sortent du plancher.» Minnie attendit quelques secondes, immobile dans le couloir, mais personne ne lui répondit et ce silence lui parut inquiétant. La pensée qu’il était arrivé quelque chose à William, dont la santé était fragile et qui devait être dialysé tous les jours, la traversa fugacement, puis elle entendit le bruit de ses pas trainants dans la chambre et il apparut dans l’encadrement de la porte. Pendant un moment ils examinèrent l’étrange substance qui semblait suinter des carreaux, et comme ils n’arrivaient pas à en déterminer la nature ou l’origine, ils finirent par aller se coucher. Le lendemain matin, ils découvrirent avec stupéfaction que le bas des murs et le sol de toutes les pièces étaient maintenant recouverts de tâches identiques à celles du couloir et ne sachant qu’en penser, ils jugèrent plus prudent d’appeler la police.
A suivre
L. S.