tragédies D’hier et d’aujourd’hui : Les 28 tués de Brabant wallon 23e partie

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Résumé de la 22e partie n  En 1987, alors en détention, Van Deuren avoua devant le directeur de prison et une assistante sociale sa participation à l'attaque de l'armurerie Dekaize.

Il ne fut pas pris au sérieux. La mort de Van Deuren est demeurée inexpliquée. Tué car il en savait trop sur les tueurs ? Autre piste : l'affaire Astérix. En 1988, un magistrat de Charleroi reçut un rapport qui avait transité, deux ans durant, par les Parquets de Nivelles et de Bruxelles. L'importance du rapport semblait avoir échappé à tout le monde. Durant l'année 1984, un certain «Astérix» affirma que le chef des tueurs était un gendarme prénommé Dany. On pense immédiatement à Madani Bouhouche qui se faisait appeler Dany. Le dénommé Dany fournissait les tueurs en armes et les rémunérait avant de les exfiltrer vers la Légion étrangère. Les attentats auraient été commandités par une société américaine concurrente de Delhaize et chaque tueur aurait reçu l'équivalent de 15 000 euros actuels.
Etrangement, Astérix affirma qu'un Sud-Américain travaillant pour la FN allait être assassiné car la bande du Brabant ne lui faisait plus confiance. En cette année 1984, personne n'avait encore entendu parler de Bouhouche ni de Juan Mendez....  Astérix fut assassiné le 22 janvier 1985, quelques jours après Mendez, et selon un modus similaire : abattu dans sa voiture de plusieurs balles dans la tête.
Le vrai nom d'Astérix était François Ertrijckx. On ne lui connaissait pas d'ennemis et son meurtre demeura inexpliqué. Une autre hypothèse fut avancée : des mercenaires auraient constitué une réserve de main-d’œuvre spécialisée pour d'éventuels commanditaires. La Cellule Brabant Wallon n'a jamais cru à l'implication de mercenaires dans les tueries même si le profil psychologique de tels hommes pouvait correspondre aux tueurs : maniement des armes, froideur, organisation... Un mercenaire français du nom de Jacques Lafaille attire ainsi particulièrement l'attention. Adepte des hold-up dès 1979, l'homme était de grande taille et utilisait des masques de carnaval. En 1982 et 1983, l'homme utilisait une Golf GTI. Il fut détenu en France entre novembre 1983 et juillet 1985, période de silence des tueurs du Brabant.
A suivre
L. Aït Saïd