Ainsi va la vie : Le monstre à visage humain 25e partie

Partagez cet article
FaceBook  Twitter     

Résumé de la 24e partie n Farid a décidé de demander la main de Faiza. Pour la rassurer, il lui apprend qu’ils allaient habiter seuls dans un petit F2, loin de son beau-père qui lui faisait peur.

Faiza se sentait si mal dans sa peau qu’elle en parla à sa mère. Celle-ci, une fois que sa fille lui eut tout raconté, sans omettre le moindre détail,  hocha sa tête plusieurs fois de gauche à droite et lui fit part du fond de sa pensée :
— Ah ! Ma fille, je vais te dire la vérité : ces gens-là ne me plaisent pas…
— Mais maman, tu ne les as pas encore vus. Comment peux-tu les juger sans les voir ?
— C’est mon intuition qui me parle, ma fille. Ce Farid et sa sœur donnent l’air d’être bons mais au fond ils ressemblent certainement à leur père. Leur père est très mauvais ! Ils le sont aussi certainement. Tu dis qu’ils sont gentils mais cela ne me rassure pas. Le sang de leur père coule dans leurs veines… Leur père est méchant…
— Mais eux, ils ne le sont pas, maman. Autant leur père est antipathique autant, eux, ils sont d’une gentillesse extrême.  
— Que veux-tu que je te dise, Faiza ? Si ce jeune homme te veut vraiment comme épouse, il n’a qu’à venir demander ta main. Bien sûr, il ne viendra pas tout seul…
— Evidemment. Il ramènera sa famille. Et notamment son monstrueux père.
— Nous discuterons avec eux et nous prendrons une décision, Faiza. Si cette famille plaît à ton père ce n’est déjà pas mal… Ton père est si soupçonneux… Et il sait sonder le fonds des gens.
Le lendemain, le surlendemain et les jours suivants, Faiza se rendit au cabinet dentaire de Rachida où elle apprenait le métier de prothésiste. Au bout d’une dizaine de jours, elle perçut son salaire, sous forme d’une somme assez importante.
— Voilà, Faiza, je te donne une avance sur ton salaire parce que  tu dois être à sec, j’imagine.
— Oh ! Merci… Mais c’est beaucoup… j’ai à peine travaillé dix jours et tu me donnes deux millions de centimes ?
— Oui, tu les as bien mérités. Et à la fin du mois je te complèterai le reste. Ton salaire est de 40 000 DA nets.
— Oh ! Ce n’est pas vrai… ce n’est pas vrai, je rêve.
— Non, tu ne rêves pas… Ce n’est là qu’un salaire de stagiaire. Et puis la semaine prochaine si tu n’y vois pas d’inconvénient, nous viendrons voir tes parents pour demander ta main.
— Oh ! Ce n’est pas vrai... je rêve, je rêve… ce n’est pas possible
Pauvre Faiza ! Si elle savait ce que le destin lui réservait !
A suivre
Rami M.