tragédies D’hier et d’aujourd’hui : Les 28 tués de Brabant wallon 1re partie

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Cambriolages n Entre 1982 et 1985, la Belgique fut le théâtre d'une quinzaines d'attaques à mains armées qui visèrent essentiellement des grandes surfaces de l'enseigne Delhaize.

Ne reculant devant aucune violence, les tueurs du Brabant wallon, nom sous lequel ils sont passés à la postérité, causèrent la mort de vingt-huit personnes innocentes mais n'amassèrent qu'un butin dérisoire. Aujourd'hui, il faut tirer un constat d'échec de l'enquête importante qui fut pourtant entreprise suite aux faits : non seulement l'identité des tueurs demeure inconnue, mais même leurs mobiles demeurent mystérieux... L'affaire dite des «tueurs du Brabant wallon» débuta de façon très discrète le 13 mars 1982. Ce jour-là, des cambrioleurs s'attaquèrent à une armurerie en plein centre de la petite ville belge de Dinant. Le vol, fait mineur, passa pratiquement inaperçu et les voleurs emportèrent un fusil de chasse à double canons. Cette arme ne fut jamais utilisée dans les tueries, mais elle sera retrouvée plus tard, en 1986, dans le canal de Ronquières aux côtés d'armes plus tristement célèbres... Ce sera le seul lien qui sera établi entre ce cambriolage et les faits ultérieurs. Durant la nuit du 13 au 14 août 1982, les futurs tueurs se déplacèrent en France et cambriolèrent une épicerie de Maubeuge. Parvenue sur place, la police française essuya des tirs d'armes de poing et un des policiers fut blessé au ventre. Les auteurs parvinrent à prendre la fuite vers la Belgique à bord d'une Volkswagen Santana immatriculée dans ce pays. L'enquête française établit rapidement que ce véhicule avait été volé à Bruxelles le 11 mai 1982. Le premier fait sanglant se déroula à Wavre, dans la province belge du Brabant, le 30 septembre 1982. Plusieurs individus masqués pénétrèrent dans l'armurerie Dekaize, maîtrisèrent le commerçant et s'emparèrent d'une quinzaine d'armes de poing ou d'épaule. Un policier communal, Claude Haulotte, de passage sur place par hasard, tenta d'intervenir mais il fut tué d'une balle dans la tête par l'un des braqueurs, peut être le chauffeur de la VW Santana, resté en arrière. Un des gangsters déplaça calmement le véhicule de police qui empêchait toute fuite, puis la bande s'échappa à bord de la Volkswagen volée.
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L. Aït Saïd