HistoireS étranges / Les Vikings ont-ils découvert l’Amérique ? 7e partie et fin

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Résumé de la 6e partie n Les vikings sont-ils arrivés aux côtes du Siam d’où ils ont ramené les architectures ? une certitude, un philosophe a posé plusieurs hypothèses spéculatives sur le déplacement des populations d’Europe du Nord vers l’Amérique et l’Inde. celles-ci ont-elles un lien avec l’aventure de la migration des vikings ?

En dehors de tout délire ésotérique, deux éminents spécialistes de l’histoire de la marine (Jean Poujade «la route des Indes et ses navires» Paris 1946 et J. Hornell «Water transport, origins and evolution» Cambridge 1946) ont relevé de singulières coïncidences entre les techniques de construction navales vikings et celles relevées sur les bas reliefs de Borobudur à Java... le plus grand temple bouddhiste au monde. D’où vient le Bouddha d’Helgö retrouvé dans la tombe d’un chef Viking présentement au musée de Stockholm ? Et celui d’Oseberg retrouvé également dans la tombe d’une reine ? Bouddha pour certains, Indien pour les uns, Afghan pour les autres ? Thor pour d’autres ? Fruits d’échange commerciaux à Byzance ? «Souvenirs» ramenés par un chef de guerre ou simple analogie hasardeuse ? La tombe de la reine inhumée à Oseberg avec tous ses trésors contenait tout autant de monnaies arabes que de souvenirs égyptiens. «Scandinavie, matrice des nations – scandinavia vagina gentium» écrivait l’historien Jordanès au VIe siècle. Est-il fantaisiste d’imaginer un petit groupe d’européens farouches accomplissant ces immenses voyages sur des mers hostiles et inconnues ? Si le périple a été accompli, il dut être long et la mort a dû largement diminuer les effectifs originaires. N’oublions pas que ces «normands» dont les incursions, et le seul nom, ont terrorisé l’Europe entière étaient un fléau si redoutable que l’Eglise de Nantes avait ajouté dans ses litanies «de la fureur des Normands, délivrez-nous, Seigneur – a furore normanorum, libera nos domine». Ce ne sont ni les populations hostiles des côtes d’Afrique de l’Ouest ou de l’Est ni les barbaresques turcs, ni les pirates de Malaisie ou de Chine qui auraient pu les impressionner !
S. B.