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Résumé de la 4e partie n Le capitaine Sesnat, responsable de l'enquête des gendarmes, déclara que Marie-Ange Laroche s’est spontanément adressée à eux pour être entendue, et dans des conditions un peu bizarres.

En effet, le 19 octobre au matin, bien qu'elle dispose d'un téléphone à son domicile, Marie-Ange Laroche décide de se rendre dans un café pour appeler la brigade de Bruyères. Elle prétend n'avoir pas voulu réveiller son mari qui dort encore car il travaille de nuit.  Elle annonce qu'elle a quelque chose d'important à dire sur l'affaire de Lépanges. Invitée à se rendre à la gendarmerie, elle nous rapporte des propos que lui aurait tenus Bernard Laroche et qui orienteraient les soupçons vers Jacky et Liliane [demi-frère et belle-sœur de Jean-Marie Villemin], avant de nous confier ses doutes au sujet des Hollard, des cousins éloignés. Ce fut à la suite de ce témoignage que les gendarmes demandèrent à voir Bernard Laroche afin que celui-ci confirme ou infirme les propos qu'il était censé avoir tenu à son épouse. Il ne s'agissait là que d'une vérification de routine. Cette audition aura lieu d'ailleurs six jours après celle de Marie-Ange. Bernard Laroche était un cousin de Jean-Marie Villemin. Ouvrier, il habitait Aumontzey avec son épouse et son fils de quatre ans, lequel avait connu des problèmes de santé dès la naissance. Jouissant d'un statut social moins valorisant que celui du contremaître Villemin, Laroche — en proche de la famille — n'ignorait rien du train de vie des époux Villemin. Si Laroche avait un profil de suspect potentiel, les gendarmes furent surtout intéressés par des traces visibles sur le courrier du «corbeau» et pouvant faire penser à une signature. Grâce à un faisceau lumineux, un gendarme parvint à mettre en évidence les reliefs d'un L et d'un B majuscules. Les gendarmes y virent un «foulage», soit une marque apparue sur le papier par pression — chose courante lors de l'emploi de feuilles provenant d'un même bloc.  En juxtaposant ces marques avec la signature de Laroche, les gendarmes constatèrent que l'emplacement et la taille des lettres correspondaient à peu près parfaitement.
A suivre
L. Aït Saïd

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