HistoireS étranges : Les Vikings ont-ils découvert l’Amérique ? 4e partie

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Résumé de la 3e partie n Est–il possible que les navigateurs européens (Vikings) aient traversé  l’Atlantique du nord et découvert aussi l’Amérique et le Canada ?  s’interrogent les historiens.

En 1947, l'anthropologue norvégien Thor Heyerdahl et cinq autres hommes, intrépides héritiers un peu fous des Vikings, ont rejoint depuis le Pérou la Polynésie sur un radeau construit sur le modèle des embarcations traditionnelles indiennes en assemblant des rondins de balsa, sans clous ni rivets, en utilisant seulement des cordes en ne survivant que par la pêche et la récupération d'eau de pluie, en dérivant à l'aide d'une voile rudimentaire, ils arrivent après 101 jours et 8 000 kilomètres de navigation. Son petit fils Olav a réitéré l’expédition dans les mêmes conditions en 2006 en 83 jours coupant définitivement court aux doutes émis sur le sérieux du voyage de son grand père. On ignore totalement les procédés de navigation des Vikings, leurs ancêtres. Pendant des siècles, ils ont écumé les mers sans boussole avec une précision d'horloger suisse. Toujours une certitude. Albert Le Floch et Guy Ropars, deux physiciens bretons, prétendent avoir percé leur secret : le spath islandais, une pierre qui leur permettait de localiser le soleil, même quand celui-ci était masqué. Voila bien là une explication qui semble digne des élucubrations fuligineuses du Da Vinci code ou de la littérature fantaisiste sur le trésor d’Alaric retrouvé à Rennes-le-château. Le soleil et les étoiles brillent depuis le commencement des temps, sauf quand le ciel est couvert, mais il est un paramètre essentiel, c’est qu’à l’époque de la saga d’Eric le rouge, le monde a connu un incontestable «réchauffement climatique» (déjà !) en sorte que les cieux du nord de l’Europe furent beaucoup plus lumineux qu’ils ne le sont de nos jours. Point besoin de pierre magique pour repérer l’étoile polaire et le soleil et, malgré le respect que nous devons à ces scientifiques, il nous est permis de douter des connaissances de Leif Erikson sur la polarisation de la lumière ! Emmanuel Leroy-Ladurie, quoi qu’avec prudence, a fort longuement disserté sur ce que l’on appelle l’«optimum climatique médiéval», ou plus simplement le réchauffement climatique de l'an mille, une période de climat inhabituellement chaud localisé sur les régions de l’Atlantique nord et ayant duré du Xe siècle jusqu’au XIVe siècle environ.
 A suivre
S. B.