Histoires étranges : La Maison qui saigne d’Atlanta

Résumé de la 5e partie -  Plusieurs hypothèses ont été évoquées pour trouver une explication à la présence de sang dans la maison du couple Winston, mais, celles-ci étaient totalement écartées par la police d’Atlanta qui décide en fin de compte de mettre fin à leur enquête.

L’amour de ma vie

Résumé de la 4e partie - Zahia ne veut pas que son fils Omar épouse la fille de son oncle, Hayet, qu’elle trouve pas assez instruite pour lui.


Ce qu’elle ne sait pas, c’est que Omar, comprenant que sa mère ne s’empressait pas de demander la main de sa cousine, a décidé d’agir seul. Il a suivi la jeune fille et a ainsi découvert l’atelier de couture où elle travaille. Un après-midi, il va l’attendre.
Hayet ne le voit pas arriver. C’est effectivement une très jolie fille, à la taille élancée, au visage ovale et aux grands yeux verts en amande. Elle porte une jolie robe rouge qui découvre ses épaules d’un blanc satiné et a lâché ses longs cheveux châtains.
— Hayet !
Elle se retourne, mais ne semble pas le reconnaître. Après une courte réflexion, elle s’écrie :
— Ah, le cousin Omar !
— Comment vas-tu ? demande-t-il.
— Et toi et la famille ?
— Je passais par là, par hasard...
Elle accepte d’aller prendre un pot avec lui, trouvant l’invitation d’un cousin naturelle. Omar, qui a préparé sa demande, n’arrive cependant pas à lui dire ce qu’il veut. La jeune fille, aussi embarrassée que lui, ne fait que parler de la famille.
— Tu... tu n’es pas fiancée ? risque Omar.
— Non, dit la jeune fille. Et toi ?
— Pas encore, dit-il.
Il hésite un moment, puis ajoute :
– Ma mère voudrait me marier !
La jeune fille baisse aussitôt les yeux et rougit. Omar se jette à l’eau.
— Je lui ai dit que tu me plaisais !
Hayet ne lève pas la tête. Omar, très embarrassé, continue :
– Nous allons demander ta main... Mais je voudrais d’abord être sûr que je te plais aussi...
Comme elle reste toujours immobile, il lui prend la main et la serre dans la sienne.
— Hayet, je t’aime... Je sais que tu as honte de parler, mais je dois savoir... Dis-moi seulement si tu m’autorises à venir chez toi, avec ma mère...
La jeune fille se lève. Le rouge qui a envahi ses joues la rend éblouissante.
— Je dois rentrer, dit-elle.
Il la regarde, éperdu.
— Hayet, dis-moi si je dois venir...
— Oui, dit-elle, tu seras le bienvenu.
Et elle s’en va presque en courant.
Il se lève, paye les consommations et s’en va à son tour. Il tremble de joie. Dès qu’il arrive à la maison, il annonce à sa mère qu’il a vu Hayet.
— Ah oui ? fait Zahia, en essayant de prendre un air détaché.
— Oui, dit-il, je lui ai même dit que nous allons demander sa main ! Et que cela se fera ce week-end, si tu n’y vois pas d’inconvénient !
A suivre
Rami M.