Patrimoine matériel et immatériel : L’Etat garant de sa préservation

Partagez cet article
FaceBook  Twitter     
Engagement -  Le ministre de la Culture, Azzeddine Mihoubi, a affirmé, dimanche dans la wilaya de Béchar, que «l’Etat est le garant de la protection et la préservation du patrimoine matériel et immatériel du pays».


«L’Etat, comme le stipule la Constitution protège et préserve le patrimoine matériel et immatériel du pays, qui constitue la mémoire de la nation et du peuple, et contribue, à travers la mobilisation de financements, à sa restauration et réhabilitation pour sa pérennisation», a indiqué le ministre en marge de sa visite du projet de restauration et de réhabilitation du ksar de Kenadza (18 km au sud de Béchar).
Le chantier de restauration et de réhabilitation de ce site historique, fondé depuis plus de 15 siècles et où se trouve le siège historique de la zaouïa Ziania, fait partie d’un programme de restauration et réhabilitation des ksour de Mougheul, Taghit, Beni Abbès et Beni Ounif, avec une enveloppe globale de 180 millions de dinars, dont 67 millions pour la prise en charge des espaces communs du ksar de Kenadza.
Sur place, M. Mihoubi a insisté auprès des responsables de l’entreprise ayant en charge ce chantier sur le respect des techniques de restauration de ces lieux et sur la nécessité de s’imprégner du savoir-faire de la population locale en matière d’utilisation des matériaux de construction, pour que ces espaces architecturaux et historiques gardent leur austérité.
«Nos efforts en matière de restauration et de réhabilitation du patrimoine matériel du pays imposent de recourir aux compétences nationales, malgré le déficit enregistré en la matière», a tenu à signaler le ministre.
«Actuellement, nous disposons d’une soixantaine de spécialistes nationaux en la matière et une commission au niveau du ministère de la Culture étudie des dossiers d’agrément de nouveaux autres spécialistes nationaux, et ce, dans la perspective d’encourager et de promouvoir les compétences nationales, pour pouvoir poursuivre notre programme de restauration et de réhabilitation de notre patrimoine matériel», a-t-il fait savoir.
A ce titre, «cinq entreprises algériennes ont été engagées pour la prise en charge des travaux de restauration et de réhabilitation de plusieurs pans de La Casbah d’Alger», a signalé le ministre de la Culture dans le même contexte. Sur le site du projet de l’Institut régional de formation musicale, en voie d’achèvement à Béchar, le ministre a insisté sur la nécessité de la prise en charge conséquente des expressions musicales locales pour être valorisées et traitées académiquement, au titre de la promotion de ces musiques traditionnelles et populaires.
Ce projet, dont la réception est prévue vers la fin de l’année en cours, est destiné à la prise en charge de la formation musicale scientifique dans la région, tout comme il constitue un moyen de création et de valorisation de l’ensemble des musiques algériennes, locales et mondiales, a souligné M.Mihoubi.


-  Au projet en cours de réalisation d’un théâtre régional de 500 places et d’un autre de plein air pouvant acceuillir plus de 300 personnes, le ministre de la Culture a estimé nécessaire que cette structure, appelée à être réceptionnée avant la fin de 2018, soit une structure polyvalente pour permettre d’organiser différentes manifestations théâtrales et cinématographiques et des conférences nationales ou internationales.
Il a insisté, en outre, sur son rôle de formation des jeunes talents pour contribuer aux efforts de valorisation du théâtre national. Ce théâtre, qui s’étend sur 7 278 m2 dont 4 306 m2 bâtis, a nécessité un financement de plus de 413 millions dinars (réalisation et équipement), selon la fiche technique du projet.
Le ministre de la Culture a achevé sa visite de travail par une visite des différents segments composant le ksar de Kenadza.