Patrimoine  : Procéder aux études archéologiques avec une vision algérienne

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l Les participants à une conférence organisée au théâtre régional de Batna, en hommage à l’archéologue Omar Kebbour, ont considéré que le temps est venu de procéder aux études archéologiques avec "une vision algérienne" et de "jeter les bases d’une école algérienne en archéologie". C’est de cette manière qu’on pourra aspirer à "concevoir une histoire nationale authentique dénuée de déformations et de falsifications", ont jugé les intervenants mardi soir lors de la rencontre.
Les conférenciers, dont des universitaires et des intellectuels, ont essentiellement abordé la thèse de doctorat d’Omar Kebbour, également directeur de wilaya de la culture, sur "la société ancienne de la région d’El-Kantara à travers des écrits et des vestiges archéologiques entre le Ier et le IIIème siècle".
De son côté, M. Yacine-Rabah Hadji, de l’Institut d’archéologie d’Alger, a estimé que cette thèse est un modèle d’étude réussie, susceptible d’être étendu à d’autres sites et apporte un éclairage sur un pan du patrimoine national de la région de Biskra.
Pour sa part, Mme Zahra Chetouh de l’université Batna 1 a relevé que la thèse a fait appel, à la fois à l’histoire, l’urbanisme et l’archéologie, pour livrer les secrets de la présence humaine dans cette région que les Romains appelaient Calceus Herculis même si l’auteur a concentré son travail sur l’aspect social de la population autochtone peuplant El-Kantara avant les Romains.
Omar Kebbour a souligné, quant à lui, que sa thèse est le fruit d’environ 30 années de fouilles sur le terrain, affirmant avoir opté avec une profonde conviction d’étudier l’histoire d’une ville algérienne, durant cette époque, notamment du point de vue sociétal.
APS