Bande dessinée : Le manga, «une véritable exception culturelle»

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Constat -  Les mangas connaissent un engouement particulier et suscitent beaucoup d'intérêt auprès des lecteurs. Les jeunes et les enfants sont les plus attirés par ce genre de bande dessinée japonaise se lisant généralement de droite à gauche.


A la Librairie internationale du Fibda, installée à l'Esplanade Riadh El-Feth, l'intérêt du public pour le manga se traduit par la demande "accrue" pour la BD en noir et blanc.
"Les séries de manga japonais notamment les célèbres Death note, Narutu et Dragon Ball Z sont les plus vendues", a confirmé Sihem Tahar, chargée de vente au niveau de cet espace très prisé par les férus de la BD.
Agés entre 12 ans et 24 ans, les visiteurs s'intéressent surtout à "One peice", une série de mangas créée par le dessinateur japonais Eiichiro Oda, le plus vendu dans le monde.
Narutu, autre manga culte écrit et dessiné par le Japonais Massashi Kishimito, attire les passionnés de la BD japonaise, très sollicitée par le public algérien.
D'autres séries de mangas font également succès comme "L'attaque des titans" de Hajime Isayama, "Death note" et "Bakuman" de Takeshi Obata et Tsugymi Ohba ou encore "Dragon ball Z" de Akira Toriyama.
Autre phénomène mangas, celui du DZ manga, une bande dessinée entièrement conçue et fabriquée en Algérie, qui trouve des échos auprès du public.
Et selon les spécialistes, il s'agit d'« une véritable exception culturelle ».
« Du dessin au scénario, tout est 100% algérien », avait déclaré Kamal Bahloul, représentant Z-Link, lors du 4e festival Lire en fête, qui s'était à Tizi Ouzou, et d'ajouter : « En 2008, 40% du tirage était écoulé contre 70% aujourd'hui. »
En pleine progression, Z-Link, son entreprise, première maison d'édition de ce type en Algérie, a été fondée en 2007 par Salim Brahimi. Quelques années plus tard, elle possède un catalogue d'une dizaine de titres. "On a commencé l'aventure à deux. Maintenant on est près de 30 salariés et nous réalisons chaque année 5% de croissance en moyenne", explique Kamal Bahloul.
Principal symbole de ce succès : le mensuel Laabstore, lancé en 2008 et totalement dédié aux mangas et aux jeux vidéo, dans lequel Z-Link encourage les jeunes mangaka en publiant des extraits de leurs œuvres.
Outre le manga, un autre phénomène prend de l'ampleur chaque année, notamment lors de la tenue du Festival international de la bande dessinée d'Alger (FIBDA), dont la dernière édition, a 10ème, a eu lieu du 3 au 7 octobre. Il s'agit du cosplay, concours de déguisement destiné aux jeunes. Le cosplay, concours organisé par les éditions "Z-link" et l`Office national des droits d`auteurs et droits voisins (Onda), est l'une des principales attractions des visiteurs, pour la plupart des jeunes.
Attirés par ce concours qui récompense la meilleure création de costume inspirée de personnages de BD, de cinéma ou de jeux vidéo, ces jeunes ont défilé à l'occasion du FIBDA, devant un jury de professionnels et un public émerveillé.
Plus de 60 cosplayeurs ont participé à l'édition 2017 du cosplay, a précisé Bénédicte Lallane, membre du jury présidé par le bédéiste Phillipe Brocard, président du Festival Lyon BD.
R. C.