Un documentaire sur Ali, Hassiba, Mahmoud et le petit Omar   : On les appelait les révolutionnaires de la Casbah

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Evocation - Le documentaire «Les révolutionnaires de la Casbah» du réalisateur Mourad Ouznadji a été projeté jeudi à Alger, à l'occasion du 60e anniversaire de la disparition d’Ali la Pointe, Hassiba Ben Bouali, Mahmoud Bouhamidi et Omar Yacef dit petit Omar, à la suite du plastiquage de leur cache par les forces de l'armée coloniale française.


Ce film, d'une durée de 52 minutes, traite de la lutte révolutionnaire à Alger, en évoquant le parcours militant de quatre révolutionnaires, tombés en martyrs le 8 octobre 1957 à la Casbah, dans une cache située au 5, rue des Abdérames en Haute Casbah, à la suite de son plastiquage par l'armée coloniale.
A cet effet, le réalisateur Mourad Ouznadji a indiqué que pour ce film qui  a nécessité deux ans et demi de travail, il a eu recours à 18 témoignages  de membres des familles des martyrs, d'historiens, de journalistes et de  psychologues.
Au début, Ouznadji voulait consacrer son documentaire à l'histoire du  petit Omar et le lien entre cet enfant et la révolution, mais par la force  des choses, il s'est vite retrouvé à raconter l'histoire de quatre martyrs  au lieu d'un seul.
Le documentaire aborde, par ordre chronologique, la bataille d'Alger qui  s'est déroulée dans le quartier historique de la Casbah, partant de la  création du comité de coordination et d'exécution, issu du congrès de la  Soummam, qui a décidé de l'établissement de la zone autonome d'Alger (ZAA),  jusqu'aux opérations menées par la guérilla et les attentats à la bombe ayant ciblé les forces coloniales.
Le film analyse la personnalité de chaque héros de cette bataille, à commencer par Bouhamidi, dont le domicile avait abrité les quatre révolutionnaires pendant six mois, puis Hassiba Ben Bouali, l'héroïne et  symbole de la résistance de la femme algérienne, Ali la Pointe, farouche  combattant contre l'occupation française et le petit Omar, agent de liaison  chargé de transmettre les consignes aux révolutionnaires.
La sœur de Mahmoud, Fadéla Bouhamidi apporte son témoignage et raconte  que leur domicile familial abritait la cache des quatre martyrs et qu'elle  se chargeait de nettoyer la cache, réservée à la base au stockage des  denrées alimentaires, tandis que son frère, âgé à l'époque de 17 ans,   était chargé de fournir des renseignements aux membres du FLN.
La sœur de Hassiba Ben Bouali, Fadéla a dit que Hassiba, animée dès son  tendre âge, par l'esprit patriotique et la défense de la cause nationale,  était l'une des premières moudjahidate à avoir participé aux opérations de  la guérilla et à avoir déposé des bombes, car étant révoltée contre  l'oppression du peuple algérien.
Le documentaire montre comment cette héroïne avait souffert de la discrimination pratiquée par les enseignants français contre les élèves  musulmans, refusant d'être considérée comme une élève française et  revendiquant toujours qu'elle était musulmane. 
APS