HistoireS étranges : Les crânes hurlants

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Résumé de la 6eme partie n M. et Mme Phillipson réalisent en fin de compte qu’ils étaient frappés par une malédiction suite aux dernières paroles de Dorothy Cook. Les voix étranges des crânes les terrorisent chaque nuit au manoir de Calgarth Hall abandonné par tout leurs amis et serviteurs …


Les visiteurs se firent de plus en plus rares et seuls leurs plus anciens amis continuèrent à venir les voir ou à les inviter dans leurs maisons, personne n’ayant oublié la partie de la malédiction qui promettait tristesse et malheur à leurs fréquentations. M. et Mme Phillipson auraient pu s’enfuir et abandonner Calgarth Hall mais par fierté, ou peut-être par caprice, ils décidèrent de rester, défiant la malédiction de leur seule présence. Si les crânes grimaçants avaient été fantomatiques, ils n’auraient pas été aussi terribles mais leur réalité rajoutait de l’horreur à leurs apparitions. Ils étaient tellement sinistres que parfois la pensée leur venaient qu’une nuit ils se réveillaient avec leurs dents autour de la gorge. En attendant ce terrible moment, le malheur semblait suivre de près Myles Phillipson, dont la fortune commençait à décliner. Plus personne ne voulait traiter avec lui et dès qu’il se lançait dans une nouvelle entreprise, elle courait à sa perte. Le magistrat et sa femme finirent leurs jours seuls, boudés par la quasi-totalité de leurs anciens amis, et leur fils hérita de Calgarth Hall à leur mort.Lorsque le jeune Phillipson prit possession de la maison, les crânes hurlèrent toute la nuit, semblant lui rappeler de manière menaçante la malédiction jetée sur ses parents, puis, au fil du temps, leur colère sembla se calmer et ils se firent plus rares, ne se montrant que deux fois par an, le jour de Noël, date anniversaire du dîner fatal, et le jour de la pendaison de M. et Mme Cook. A une occasion, il tenta lui-aussi de se débarrasser des crânes, et des lamentations résonnèrent nuit après nuit pendant une longue période. Un soir, il recevait des invités et tout le monde se trouvait attablé quand des cris commencèrent à retentir puis brusquement, les grandes portes de la salle de réception s’ouvrirent et deux crânes ricanants apparurent, qui se mirent à rouler sur le plancher avant de sauter sur la nappe.
A suivre
L. S.