Galerie Mohamed Racim/Exposition de Nouredine Chegrane : A l’infini «Le chant du signe»

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15Sensibilité n Nouredine Chegrane a inauguré la réouverture de la Galerie Racim avec la symbolique du signe à l’infini. Une conception plastique traduisant la consécration de son art.

Après un lifting de fond en combles, la galerie de l’Avenue Pasteur reprend le flambeau qui lui est assigné comme espace artistique, pour céder ses cimaises en premier, au grand Nouredine Chegrane. Une soixantaine de  toiles tapissent tous les murs et c’est un débordement de couleurs et de signes comme un souffle réconfortant.
Le peintre a réuni dans cette exposition des tableaux récents ainsi que ceux datant des années précédentes. Tous dans la même veine de la symbolique du signe, socle du mouvement Awcham dont Chegrane est l’un des premiers membres.
Il est évident que notre artiste n’aurait pas pu choisir autre appellation que « Le chant des signes» pour « cette cuvée » 2017.  C’est l’éloge à la couleur bleu indigo. Elle prime sur toutes les œuvres, dominante, restituant la mer en été, les cieux profonds et un état de pureté en soi. La farandole des signes exubérants imprègne les créations. Caractéristique de la conception de Nouredine Chegrane. Leurs tons plus clairs ou plus sombres sont un langage, la source de la pensée créative du plasticien. On peut deviner, sous l’affabilité et la sérénité qui le caractérisent, une effervescence émergeant quand il est face au chevalet. Son processus créatif ne se départit jamais de l’assise culturelle ancestrale. C’est une femme avec un foulard à franges, un bijou en argent, une robe multicolore. Un héritage, une tradition. Tout cela se fond dans la danse du signe. La coexistence de deux tendances de couleurs dominantes à la galerie Racim selon l’année de créativité des œuvres, se traduit comme un prolongement fécond.
Les toiles révélées en 2016 arborent des tons plus chauds, toutes de soleil.  Elles évoquent la lumière directe, le sentiment d’un renouveau. Là, également se manifeste le signe dans sa lancée. Une toile émerge parmi les 60 autres. Elle est reconnaissable par un collage, un mini tissage rappelant les tapis anciens de nos montagnes.
Toujours cette voix venue des profondeurs de la mémoire, forcément pérenne malgré les influences de la mondialisation. Technique « tondo » dont nous avons parlé lors d’une précédente expo, tentures, formes géométriques variées, jusqu’à la plus petite toile en forme de triangle isocèle, Nouredine Chegrane a inauguré la réouverture de la Galerie Racim avec la symbolique du signe à l’infini. Une conception plastique traduisant la consécration de son art.
Leila N.