«Ciné-office 2017» : Le public renoue avec les salles obscures

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Emotions n Le programme "Ciné-office 2017" a été lancé dans la soirée de jeudi à la salle Es-Saâada (ex-Colisée), avec la projection de "La La Land", le film aux 6 Oscars de Damien Chazelle, permettant au public oranais de renouer avec les salles obscures.

L’Office national de la culture et de l’information (Onci), au cœur de cette initiation, avait d'abord lancé ce programme en avril dernier à Alger, puis à Constantine, avant de l'étendre au public oranais, avec pour objectif "la relance de l’activité cinématographique par l’exploitation des salles de cinéma à travers le territoire, et ce, après avoir acquis les droits de distribution de films de renommée mondiale actuellement à l’affiche", a indiqué à l’APS le chargé de communication de l’Onci, Abdelhamid Bouhala.
Et d'ajouter : "Une seconde salle, Le Maghreb (ex-Le Régent), entrera également en service, dans le cadre du même programme, après l’installation de nouveaux équipements de projection modernes", en cours actuellement. M. Bouhala a également assuré que l’activité cinématographique dans les salles de cinéma gérées par l’Onci ne s’arrêtera pas à ce programme, mais continuera l’année durant à raison de trois séances par jour avec toujours de nouveaux films.
"Le programme actuel comprend une dizaine de films internationaux ainsi que des films algériens célèbres afin de satisfaire les goûts de tout le public", a-t-il expliqué.
Concernant la relance de l’activité cinématographique, Abdelhamid Bouhala a souligné que l’opération avait débuté dans les salles de cinéma déjà équipées à travers quatre wilayas du pays, à savoir : Alger, Constantine, Boumerdès, Oran et bientôt à Saïda, ainsi que dans d’autres wilayas du pays.Pour l’instant, sept salles de cinéma sont gérées par l’Onci dans le cadre du programme "Ciné-office 2017", dont deux à Alger, deux à Oran, une à Tipasa, une à Boumerdès et une à Constantine.
Mais l'office compte bien généraliser l’activité dans toutes les wilayas du pays. "Ce qui nous intéresse c’est d’avoir à notre disposition le plus grand nombre d’espaces de projection possible dans le but de faire renouer le  public avec le cinéma et l’activité culturelle en général et ceci demande un effort considérable que l’Onci n’hésite pas à déployer", a expliqué M. Bouhala.
De nombreux cinéphiles oranais ont donc retrouvé des sensations spéciales et uniques dont seules les salles obscures ont le secret.Le public, assez nombreux, était composé de toutes les catégories d’âge et de profils : vieux retraités, jeunes étudiants ou encore fonctionnaires des deux sexes. Certains sont venus, par curiosité, découvrir un cinéma qu’ils n’ont vu qu’à la télévision ou sur Internet, d’autres espérant retrouver quelques sensations vécues dans les salles obscures du temps où l’activité cinématographiques battait son plein à Oran, ainsi que des souvenirs de jeunesse d’un temps révolu.Des professionnels du cinéma sont également venus redécouvrir les effets d’une projection sur grand écran dans une salle obscure.
R. C./ APS