Théâtre : «Adda zine el hedda» : Nouvelle comédie en montage

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Une nouvelle comédie théâtrale, intitulée «Adda zine el hadda», est en montage à Oran où la générale sera donnée prochainement,  a-t-on appris mercredi de l'auteur Mourad Senouci.

  «Il s'agit d'un one-man-show interprété par Samir Bouanani campant le rôle d'un jeune candidat à l'émigration clandestine», a précisé à l'APS le dramaturge Senouci, signalant que la production de la pièce, initialement prévue en 2013, avait été interrompue suite à la perte d'un être cher. Le tandem Senouci/Bouanani a tenté, depuis, de relancer son projet à deux reprises, mais n'a pu y parvenir en raison de sollicitations, en Algérie et à l'étranger, pour son spectacle à succès «Metzeoudj fi otla» (un mari en vacances) dont la recette a permis d'assurer le financement de la nouvelle production. «Cette période a été également mise à profit pour actualiser le contenu du nouveau spectacle afin de satisfaire au mieux les attentes du public", a indiqué Senouci. "Adda zine el hedda» est l'histoire d'un jeune désœuvré qui décide de rejoindre clandestinement l'autre rive de la Méditerranée en se cachant dans un bateau de croisière. Un incident provoque le naufrage du navire et la disparition de tous les passagers, à l'exception d'Adda et d'Ahlem, une héroïne des feuilletons TV dont il est tombé amoureux rien qu'en la voyant à l'écran. Ahlem réfléchit pour trouver de l'aide, contrairement à Adda qui, lui, est décidé à demeurer dans ce havre de paix avec la femme de ses rêves. Les répétitions de la nouvelle pièce se déroulent au Centre des loisirs scientifiques de «haï Essedikia». La date de la générale sera fixée dans une semaine pour sa programmation au Théâtre régional d'Oran «Abdelkader Alloula» (TRO), a fait savoir Senouci. Le spectacle sera également à l'affiche à Mostaganem qui vit cette année au rythme de son statut de «capitale du théâtre», suivi d'une représentation au TNA «Mahieddine Bachtarzi» (Alger).
APS

Quatrième  art : Cap sur l'écriture théâtrale
l Les théâtres régionaux de Mascara et Saïda organisent, en mai prochain à Mascara, un stage national sur l'écriture théâtrale au profit de débutants, a-t-on appris du directeur du théâtre régional de Mascara. Selon Ahmed Khoussa, ce premier stage du genre organisé conjointement par deux établissements théâtraux, sera lancé à la mi de mai prochain avec la participation de 20 dramaturges débutants de plusieurs régions du pays et sera encadré par l'écrivain dramaturge Ismail Sofit. Ce stage s'effectuera en deux phases, la première théorique d'une semaine où seront choisis six écrivains remplissant les conditions élémentaires d'écriture et la deuxième de 20 jours sous forme de stage bloqué aura lieu en juillet prochain avec la participation des six qualifiés de la première phase. Les stagiaires sont tenus d'écrire un texte théâtral dont les premiers seront retenus pour leur production comme oeuvres par les théâtres régionaux de Mascara et de Saïda, a-t-on expliqué. Ce nouveau stage intervient après celui organisé en mars dernier. D'autres seront organisés traitant, entre autres, de la scénographie et de la mise en scène,        a-t-on ajouté. Par ailleurs, la pièce «Ghania et marionnette» sera présentée à partir de dimanche prochain au niveau de 30 établissements éducatifs de la commune de Mascara en application de la convention paraphée entre les ministères de la Culture et de l'Education nationale, a-t-on annoncé.
APS

4e édition du Tipasa des poètes : Le verbe croisé au théâtre romain
Une rencontre organisée autour du beau verbe et de la déclamation poétique a été animée samedi par des poètes algériens, maliens, burkinabés et français au théâtre de la ville romaine de Tipasa, au titre de la 4eme édition du Tipasa des poètes.
Cette 4eme édition du genre, initiée par l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) en coordination avec l’Institut français d’Alger (IFA), a englobé un récital  poétique haut de gamme autour de nombreux sujets liés à l’amour du pays, à l’identité, à la culture, à la femme, l’amour, l’amitié, à la nature, voire même à .... la boxe, le tout accompagné par des airs envoutants de la flûte et du Gambri.
Le nombreux public, venu assister à ce Tipasa des poètes, s’est délecté à l’écoute des poètes qui se sont succédés sur les planches du théâtre romain, créant une véritable symphonie dans les langues arabe, amazighe et française pour, au final, constituer une «symbiose poétique et culturelle franco-africaine», selon       l’expression de l'Ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié, qui a souligné l’importance des relations culturelles solides entre les deux pays . Ce bel échange poétique a été inauguré par le poète Zehma Kouider de Tipasa qui a exprimé, devant l’assistance, son amour profond pour Algérie, terre de sacrifices à l’histoire douloureuse.
Lui succéda sur les planches du théâtre romain, la Malienne Hawa Demba Diallo a déclamé, dans «les poètes se sont tus», la beauté de l’Algérie, relayée par la poétesse burkinabée Sophie Heidi Kam, qui a exprimé, dans des vers poignants, sa peine à l’égard de la situation de certains pays du  Sahel où règne la pauvreté. Le poète et écrivain français Eric Sarner a, pour sa part, marqué cet échange culturel par la lecture d’une prose sur l’amitié, la fidélité, les sacrifices et la simplicité, en mettant en exergue une étape importante de sa vie, liée à sa pratique de la boxe.
La Palestine était également présente à ce Tipasa des poètes, à travers le poète algérien Kebaïli Tarek, qui a été fortement applaudi par le public, avant la clôture de cette manifestation par une déclamation poétique commune entre tous les participants.
Ce Tipasa des poètes, organisé sous le    patronage du ministère de la Culture et de l’ambassade de France en Algérie, s'inscrit au titre du programme de la manifestation Printemps des poètes, ouverte du 3 au 11 avril courant à Tipasa.
APS