Bedoui : Réhabiliter l’entrepreneuriat des jeunes

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Décision -  La part de l'entrepreneuriat chez les jeunes dans les différents programmes de développement et les projets nationaux et locaux connaîtra une augmentation à près de 30%.


La part de l'entrepreneuriat national chez les jeunes dans les différents programmes de développement et les projets nationaux et locaux, estimée actuellement à 20%, pourrait être augmentée à près de 25% ou 30%, selon le ministre de l’Intérieur, ajoutant que l'entrepreneuriat des jeunes a «prouvé son efficacité en matière de concrétisation des projets nationaux et locaux».
Intervenant, hier lundi, à l'ouverture des travaux de la Semaine mondiale de l'entrepreneuriat, Noureddine Bedoui a indiqué que les pouvoirs publics s'attelaient, notamment, au niveau des régions des Hauts-Plateaux et du Sud, à la création de dizaines de zones d'activité pour les mettre au service de projets réalisés par de jeunes entrepreneurs et promoteurs. La création de ces zones vitales a pour objectif de booster l'entrepreneuriat chez les jeunes pour soutenir les mécanismes et l'accompagnement mis en place par l'Etat en vue de permettre la réalisation de projets nationaux dans ces zones au profit des jeunes. «Nous sommes convaincus que le développement et la construction de l'économie nationale sont entre les mains de ces jeunes entrepreneurs, porteurs de projets qui jouissent de grandes capacités et du sens de l'innovation», a déclaré le ministre.
M. Bedoui a rappelé les différents programmes et réformes engagés par l'Etat à l'effet d'assurer un climat propice à la mise en œuvre de projets d'entrepreneuriat par les jeunes en Algérie et les aider à relever le défi. Le ministre a appelé les pouvoirs publics et privés à accompagner les jeunes promoteurs diplômés des universités et instituts de formation pour les aider à concrétiser leurs projets, en leur garantissant toutes les facilités et moyens nécessaires. Des efforts sont en cours pour surmonter les difficultés financières et faciliter le contact avec les responsables locaux et de wilaya, afin d'accorder aux jeunes entrepreneurs «toutes les facilités, à travers la mise en place de mécanismes idoines et leur accompagnement dans la concrétisation de leurs projets». Démunis de moyens pour faire face aux difficultés qui accablent les différents secteurs d’activité, les jeunes entrepreneurs ont souvent dressé un tableau mitigé de la situation dans laquelle ils sont embourbés. Parmi ces difficultés, ils évoquent notamment les ressources financières qui couvrent rarement les prestations de service, outre les impôts dans toute leur diversité : assurances et maintenance du matériel, franchise, TVA, loyer et les différentes taxes minimales pour lesquelles ils sont théoriquement exonérés. Mais ce qui n’est pas le cas dans la pratique. Le plus dure demeure l’absence de considération de la part des autorités qui sont censées encadrer et accompagner les jeunes promoteurs dans leurs projets. Ces derniers sont asphyxiés par les grandes entreprises qui accaparent tous les projets, faisant main basse aussi bien sur les grands que les petits marchés publics. Devant cette situation, beaucoup de jeunes entrepreneurs évitent de soumissionner aux appels d’offres lancés par les établissements publics. La réussite de cette nouvelle démarche de M. Bedoui doit ainsi nécessairement être accompagnée par l’encadrement des jeunes entrepreneurs en période de réalisation des projets et la facilitation de l’acquisition des marchés.
A.B