M’sila /Infrastructures touristiques : Bientôt des commissions d’inspection du service

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Projets -  Des commissions d’inspection dans l’hôtellerie et le tourisme seront bientôt lancées à l’échelle nationale. Elles seront chargées du contrôle de la qualité du service.


Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Hassen Mermouri, a annoncé hier, au terme de sa visite de travail à M’sila, la mobilisation prochaine de commissions d’inspection. Elles seront chargées du contrôle des structures du tourisme et de l’hôtellerie et de leurs services aux 4 coins du pays. «Des rencontres d’évaluation du secteur et du Plan d’aménagement du tourisme se tiennent actuellement.
Les recommandations seront prises en compte» a-t-il souligné lors de l’ouverture de la rencontre d’évaluation du tourisme tenue à l’Institut national de tourisme et d’hôtellerie de Bou Saâda. Bien que le secteur souffre du manque de personnel qualifié, M. Mermouri a insisté sur la prise en charge des jeunes diplômés des différents établissements spécialisés dans le tourisme, y compris ceux de la formation professionnelle. En sachant que le nombre de stagiaires a été relevé à la hausse. Il est passé de 9 800 en 2014 à plus de 28 000 actuellement, en plus de la réhabilitaion en cours de 66 unités de tourisme.
Le ministre a également fait état de la revue impérative des textes de loi régissant le tourisme et aller vers une loi-cadre du tourisme.
Les futurs sortants dudit institut nous ont exposé leur inquiétude. «Nous avons bénéficié d’une très bonne formation de haut niveau dans la restauration, l’hôtellerie et le tourisme. Mais à quelques mois de la fin de notre stage, nous craignions de nous retrouver sans emploi comme certains de nos amis», a souligné un stagiaire. «Bou Saâda, ce n’est pas uniquement ‘’Zfiti’’ ou ‘’Mehress’’», nous a lancé un autre jeune de cette région. «Nous souhaitons promouvoir notre région et faire découvrir toute notre richesse culturelle, touristique et historique», a-t-il ajouté.
Un autre se désole de voir certains diplomés spécialistes recrutés dans les receptions ou dans des fast-foods, ou qui ont carrément changé de vocation. «Nous pouvons réaliser beaucoup de belles choses dans notre pays et exploiter notre savoir-faire acquis lors de notre formation. Faites-nous confiance», a enchaîné une jeune stagiaire. Les même propos ont été tenus par d’autres stagiaires originaires de Tipasa, Batna, Bordj Bou Arréridj, Tizi Ouzou et Béjaïa.
Le secteur de l’artisanat souffre également. Sur la base des témoignages et des doléances, la majorité des artisans que nous avons rencontrés ont évoqué la grande contrainte de la vente et du manque ou de la cherté de la matière première. «Les Chambres de l’artisanat devraient massivement s’impliquer pour aider les artisans à vendre leurs produits», a insisté le ministre. Il a également rappelé que son département a ordonné aux structures de tourisme à recourir aux produits d’artisanat locaux, y compris la tenue vestimentaire d’acceuil, qui sera elle aussi prise en compte selon la spécificité de chaque région.
Le ministre a insisté, dans ce sillage, sur l’importance du volet marketing et de la promotion de la destination Algérie et du tourisme interne. M. Mermouri a fait savoir, lors de son passage à la Maison de l’artisanat de Bou Saâda que «le couteau de Bou Saâda» sera bientôt inclus dans la liste du «patrimoine cuturel national» sur la bse d’un accord avec le ministère de la Culture.
Souad Labri