Fil rouge, carte du journaliste, disparition de quotidiens… : Les réponses du ministre de la Communication

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Le dispositif «fil rouge» pour prévenir et signaler les incendies, installé récemment au niveau de l'ensemble des radios locales, se veut une «passerelle et une plateforme de communication entre les citoyens et les différents acteurs et instances concernés par la lutte contre cette catastrophe environnementale», a souligné hier mercredi le ministre de la Communication depuis Boumerdes.
Animant une émission «Journée porte ouverte» sur la prévention et la signalisation des incendies à travers le fil rouge sur les ondes de la radio locale de Boumerdes, Djamel Kaouane a estimé que les radios locales, en particulier, et les médias en général, jouent un rôle «stratégique et important» dans la réussite de ce dispositif. Soulignant le rôle crucial des médias dans les actions de sensibilisation, le ministre a appelé à l'adhésion des citoyens à cette initiative, lancée samedi dernier au niveau de l'ensemble des radios locales à travers le pays. Le premier responsable du secteur a lancé, à ce propos, un appel à tous les médias et notamment aux radios locales pour focaliser leur action de proximité sur la prévention, la sensibilisation et l'information sur les incendies et les moyens d'y faire face en temps opportun en vue d'éviter les pertes humaines et environnementales. Par ailleurs, et concernant la carte du journaliste professionnelle, Kaouane a rappelé que son département œuvrera dans le cadre du renouvellement de cette carte (provisoire pour l'heure) à ce qu'elle ne profite, conformément aux lois en vigueur, qu'au journaliste professionnel. «Si des erreurs existent, elles seront traitées dans la sérénité», a soutenu le ministre, ajoutant que cette opération «n'est qu'une opération de renouvellement et de réhabilitation de la carte professionnelle». «Nous veillerons à ce que le journaliste professionnel soit le seul bénéficiaire de cette carte», a-t-il affirmé. En réponse à une question sur la disparition de certains titres de la presse écrite en raison de la baisse du volume des publicités, Kaouane a précisé que la création de journaux est un projet économique et commercial, ajoutant que les propriétaires de ces médias doivent face à cette situation être innovants pour trouver d'autres sources de revenus. Concernant la presse électronique, Kaouane a rappelé que le ministère se penche, à travers un groupe de travail, sur l'élaboration de textes de lois régissant ce volet important de la presse pour définir les mesures qui permettent à leurs personnels d'avoir accès à la carte de journaliste professionnel.
R. N.