Brésil : le Président au cœur d’un scandale de pots-de-vin ?

Partagez cet article
FaceBook  Twitter     

24Le président brésilien Michel Temer a été enregistré par un chef d'entreprise en train de donner son accord à des pots-de-vin pour acheter le silence de l'ancien chef des députés Eduardo Cunha, selon le quotidien O Globo.

   Michel Temer s'est réuni le 7 mars dernier avec Joesley Batista, un des propriétaires du groupe J&F, qui contrôle notamment le géant de la viande JBS, explique le journal. Batista a alors expliqué au chef de l'Etat qu'il versait des sommes d'argent à Eduardo Cunha, actuellement en prison, pour acheter son silence, poursuit O Globo. Avant d'être condamné fin mars dernier à 15 ans de prison pour corruption, Cunha, autrefois l'un des politiques les plus influents du Brésil, avait oeuvré à la destitution de l'ex-présidente de gauche Dilma Rousseff.   «Tu dois maintenir ça (les pots-de-vin)», a alors répondu le président Temer, selon le quotidien. «Le président Michel Temer n'a jamais demandé des paiements afin d'obtenir le silence de l'ex-député Eduardo Cunha. Il n'a pas participé ou autorisé aucune opération ayant pour objectif d'éviter une confession ou une collaboration avec la justice de l'ancien parlementaire», a répondu la présidence brésilienne dans un communiqué. Le parquet général et la Cour suprême du Brésil ont expliqué ne pas avoir d'information sur cette affaire. Batista et son frère ont signé un accord avec la justice pour obtenir une remise de peine, précise le journal. Depuis des mois, le méga-scandale de corruption Petrobras éclabousse l'ensemble de la classe politique au Brésil.
JSI-2017 : l’Algérie jouera pour le bronze
l La sélection nationale de football des U20, qui participe aux Jeux sportifs islamiques à Baku, s’est inclinée, ce matin, en demi-finale face au pays hôte, l’Azerbaïdjan, sur le score de buts à zéro. Un but par mi-temps signés Abishov (39’) et Isayev (58’) ont permis aux locaux d’accéder en finale du tournoi de football. Les Verts, qui n’ont pas démérité, devraient jouer pour la médaille de bronze face au vaincu de l’autre demi-finale ayant opposé le Cameroun à Oman juste après.

Australie : un patron du fisc et son fils faisaient dans l'escroquerie
La police australienne a démantelé une vaste escroquerie qui aurait permis de détourner 165 millions de dollars australiens (110 millions d'euros) d'impôts, et dans laquelle sont impliqués un  des patrons du fisc et son fils.  Un vaste coup de filet, hier mercredi dans l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud, a permis d'arrêter neuf membres présumés de ce réseau soupçonnés d'avoir mis en place l'une des plus grandes escroqueries en col blanc de l'histoire  australienne. Le commissaire adjoint du fisc australien (ATO), Michael Cranston, a été  inculpé pour abus de pouvoir et risque cinq ans de prison. Il n'est pas soupçonné d'être directement impliqué dans la fraude mais il aurait divulgué des informations classifiées à son fils Adam, considéré, lui, comme un des cerveaux de cette fraude. «On pense que 165 millions de dollars australiens ont été détournés», a déclaré ce jeudi matin la police fédérale australienne. Elle a expliqué que cette escroquerie ne servait vraisemblablement qu'à financer le train de vie fastueux de ses auteurs présumés.   Les policiers ont procédé dans le cadre de leur enquête à la saisie de 15 millions de dollars australiens en liquide, de deux avions, 18 biens  immobiliers, 24 voitures anciennes ou de luxe, des armes, des œuvres d'art et des bouteilles de grands vins. Au cœur de l'escroquerie, se trouvait selon la police un prestataire de gestion de paie externalisée. Cette société s'occupait des salaires d'entreprises tiers au travers d'une cascade de structures contrôlées par les  escrocs présumés.
USA : 18 mois de prison pour
un ex-amiral pour corruption
l Un ex-amiral de la marine américaine a été condamné hier mercredi à 18 mois de prison pour avoir accepté des largesses du propriétaire d'une entreprise ayant son siège à Singapour, dans le cadre d'un  vaste scandale de corruption de l'US Navy. Le contre-amiral à la retraite, Robert Gilbeau, 56 ans, est le plus haut gradé condamné dans cette affaire. Selon le ministère public, il a menti aux  enquêteurs pour dissimuler sa relation «illicite» de 20 ans avec l'homme d'affaire malaisien Leonard Francis, qui dirige la société de services portuaires Glenn Defense Marine Asia (GDMA), sous-traitant de l'US Navy. Le corpulent businessman singapourien - d'où le surnom de l'affaire, «Fat  Leonard» («Gros Leonard») a admis avoir fourni à des militaires argent,  alcool, prostituées et autres avantages en nature pour s'assurer que l'US Navy  s'arrête dans les ports où opère sa société. «Vous avez violé la loi et déshonoré vos compagnons de bord, la Navy et les Etats-Unis d'Amérique», a déclaré la juge. Selon le ministère public,  Francis a payé des prostituées pour Gilbeau, ainsi qu'un séjour dans un hôtel de luxe.  Gilbeau a avoué avoir menti lorsqu'il a dit aux enquêteurs n'avoir  jamais reçu aucun cadeau de Francis. Dans une lettre à la cour, l'ex-amiral a justifié sa conduite par les conséquences d'un stress post-traumatique provenant d'une attaque au mortier durant la guerre en Irak en 2007.    
Pays-Bas : le roi va apprendre
à piloter des Boeing 737
l Le roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, qui travaille à l'occasion pour la compagnie nationale KLM, va entamer une formation pour piloter des Boeing 737, a-t-il annoncé mercredi à un quotidien  néerlandais. Grâce à cette conversion, Willem-Alexander va continuer à voler deux fois par mois pour KLM en tant que co-pilote. KLM va supprimer de sa flotte l'avion régional Fokker 70, utilisé pour des courtes liaisons comme Amsterdam-Londres. Ce qui l'empêche de piloter, car le roi ne veut que de courts trajets. «Je voulais vraiment poursuivre comme pilote occasionnel pour KLM», a  expliqué Willem-Alexander. «Par conséquent cela ne pouvait se faire que sur des avions tels que le 737... pour des vols courts». «Tout avion plus gros que celui-ci (le 737) implique de voler la nuit, ce qui m'empêchait de pouvoir rentrer à temps aux Pays-Bas en cas d'urgence», a  détaillé le roi. L'entraînement du monarque au pilotage de cet appareil américain, qui peut transporter jusqu'à 215 passagers, commencera à la fin de ce  mois. Les passagers ne connaîtront toutefois pas l'identité de leur royal pilote : sa présence à bord n'est jamais annoncée.

Mali : lapidation d’un couple
accusé de concubinage  
l Un homme et une femme ont été lapidés dans la région de Kidal, dans le nord du Mali, par des «islamistes» qui, selon des élus locaux hier mercredi, leur reprochaient de vivre en concubinage, cinq ans après des faits similaires dans la même zone alors sous contrôle de jihadistes. La mise à mort du couple s'est déroulée dans la vallée de Taghlit, entre les localités d'Aguelhoc et Tessalit, a précisé un des élus de la région de Kidal. C'est la première fois depuis 2012 que des faits similaires sont signalés au Mali, dont le vaste Nord a été contrôlé pendant près de dix mois par des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Accusé d'avoir «violé la loi musulmane», le couple «a été arrêté» et tué à coups de pierres par les islamistes, qui ont filmé la scène, a expliqué un des élus locaux. Selon lui, la lapidation avait été annoncée aux habitants, «entre 11 et 21 personnes (y) ont assisté». «Les islamistes ont creusé mardi dernier deux trous dans lesquels ils ont mis l'homme et la femme qui vivaient maritalement sans être mariés», a affirmé un deuxième élu local. De même source, leurs bourreaux ont été «quatre personnes». Aucune indication n'a pu être obtenue sur l'identité des victimes, ni des «islamistes» en question. Une source de sécurité malienne a simplement indiqué avoir «appris l'exécution par lapidation d'un homme et d'une femme mardi dans la région de Kidal par les terroristes qui les accusaient d'avoir eu des relations sexuelles hors mariage».

Facebook : 110 millions d'euros d’amende pour renseignements inexacts  
l La Commission européenne a infligé ce jeudi matin une amende de 110 millions d'euros au réseau social Facebook car la société américaine a fourni des renseignements inexacts pendant l'enquête de l'UE concernant son rachat de l'application mobile WhatsApp. «La décision d'aujourd'hui envoie un signal fort aux entreprises, montrant qu'elles doivent respecter tous les aspects du règlement de l'UE sur les  concentrations, y compris l'obligation de fournir des informations exactes», a déclaré la Commissaire européenne à la Concurrence.  Le 3 octobre 2014, la Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, avait donné son feu vert à l'acquisition finalement conclue pour 22 milliards de dollars de WhatsApp par Facebook. La décision de ce jeudi ne change en rien le feu vert octroyé au rachat, a précisé l'exécutif européen.   Facebook a aussitôt réagi à l'annonce.   «L'erreur que nous avons faite dans les documents fournis en 2014 n'était pas intentionnelle et la Commission a confirmé que cela n'a pas eu d'impact sur le résultat de l'examen de la fusion», a-t-il ajouté. Facebook avait assuré lors de l'enquête menée en 2014 sur le rachat de WhatsApp «qu'elle ne serait pas en mesure d'associer automatiquement les comptes d'utilisateur des deux sociétés», une information dont la Commission explique avoir «tenu compte» pour autoriser l'opération.