UE-Denrées alimentaires : 88 millions de tonnes dans les poubelles

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24Quatre-vingts huit millions de tonnes de denrées alimentaire finissent annuellement dans les poubelles, selon le Parlement européen qui a appelé hier mardi à clarifier les dates de péremption figurant sur les produits alimentaires.

Dans une résolution adoptée à Strasbourg, les eurodéputés soulignent que les consommateurs confondent parfois la «date limite de consommation», au-delà de laquelle les produits sont effectivement impropres à la consommation, et la date de consommation recommandée (indiquée par la mention «de préférence avant le...»).  Ils appellent à étudier la nécessité d'une éventuelle «révision de la terminologie» en la matière, afin de rendre ces indications «plus  compréhensibles» par les consommateurs, ce qui devrait les conduire à moins jeter, argumentent les parlementaires. Dans leur résolution, les députés appellent les Etats membres à une «action politique coordonnée» visant à réduire les déchets alimentaires de l'Union de 30% d'ici 2025, et de 50% d'ici 2030, par rapport aux niveaux de 2014. Parmi d'autres pistes, ils suggèrent de baisser, voire de supprimer, la TVA sur les dons de denrées alimentaires proches de leur date limite de consommation. «C'est une honte de jeter de la nourriture, dans un monde où chaque jour plus de 800 millions de personnes vont se coucher le ventre vide», a souligné lors du débat le commissaire chargé de la Sécurité alimentaire.  Ce sujet est «un véritable scandale», a renchéri une autre élue. «D'un côté, 10% de la population en Europe n'a même pas accès à un repas de qualité et, de l'autre le tiers de la nourriture produite pour la consommation humaine est perdu», a-t-elle ajouté.

Brésil-Chine : les poissons étaient trop gros
La police brésilienne a démantelé hier mardi un réseau d'importation frauduleuse de poissons chinois gonflés artificiellement avec de l'eau et des produits chimiques, deux mois après un  scandale de viande avariée qui a secoué le pays. Des agents sanitaires du ministère de l'Agriculture de l'État de Santa Catarina (sud) sont soupçonnés d'avoir fermé les yeux sur     l'«introduction sur le marché» par des entreprises locales de «poissons importés de Chine modifiés chimiquement», a indiqué la police fédérale. «De l'eau et des produits chimiques étaient introduits dans les poissons pour augmenter entre autre le poids des produits», décrit le texte, qui met en cause la «protection illicite» des entreprises incriminées par les agents en échange de pots-de-vins. Plusieurs échantillons prouvant la fraude en question «ont été prélevés de 2015 à 2017», a expliqué le commissaire Mauricio Todeschini, qui a  souligné que les entreprises vendent leurs produits «dans tout le Brésil». Par ailleurs, la police fédérale a démantelé hier mardi un autre réseau de corruption, impliquant des fonctionnaires du ministère de l'Agriculture accusés de toucher des pots-de-vins pour «retarder, voire annuler des amendes» infligées à des entreprises coupables de pratiques frauduleuses. Selon les enquêteurs, plus de trois millions de réais (environ un million de dollar) de dessous-de-table ont été versés entre 2010 et 2016.  

G.-B. : une prison s'équipe d'un bouclier antidrones
l La prison de l'île anglo-normande de Guernesey va installer un bouclier virtuel contre les drones pour empêcher le survol de ces appareils capables de livrer aux détenus armes, drogue ou téléphones portables, un dispositif présenté comme une première mondiale.  Toujours plus petits, toujours plus agiles, difficiles à repérer et à intercepter, les drones constituent un vrai casse-tête pour les établissements pénitentiaires, a dit le directeur de la prison. «Vous avez quasiment chaque jour au Royaume-Uni un drone pris à voler au-dessus d'une prison», a-t-il ajouté. Pour mettre un terme à ces survols intempestifs, et aux livraisons de «téléphones, drogues et armes», la prison de Guernesey disposera à compter de cet été d'une sorte de bouclier virtuel baptisé Sky Fence et capable de «pirater» les drones. Concrètement, explique David Matthews, «quand le drone survole le périmètre de la prison, il est piraté grâce à une vingtaine de brouilleurs installés stratégiquement dans l'établissement, qui compte 80 détenus». Le système supprime le programme de vol de l'appareil, qui retourne alors automatiquement d'où il vient, ajoute-t-il. Sky Fence «génère un dôme invisible au-dessus de la prison, rendant impossible son survol», résume-t-il. Plus précisément, cette technologie «perturbe le signal vidéo que le drone envoie à son opérateur au sol», renchérit le patron de Drone Defence, l'entreprise à l'origine du bouclier antidrones.

Espagne : le commandant d'un navire repêché...  
l Le commandant d'un cargo singapourien a été repêché alors qu'il dérivait au large du sud de l'Espagne, s'agrippant à une bouée de sauvetage dans un «état très grave», a indiqué la police espagnole hier mardi. Des passants sur le port de Tarifa ont aperçu un homme, manifestement mal en point, dériver sous les vents, au milieu de fortes vagues, a expliqué la police.  Après son sauvetage, l'homme a été hospitalisé. Il «ne portait qu'une chemise blanche et s'agrippait à une bouée rigide équipée d'une balise de signalement», a ajouté la police. «Il présentait des signes d'hypothermie extrême, avait les lèvres, le visage et les yeux gonflés, les paupières enflées en raison de son exposition au soleil et à l'eau salée». «Tout indique qu'il est resté dans l'eau pendant des heures», a ajouté la police précisant qu'il souffrait également de contusions. Les autorités ont pu déterminer quelques heures plus tard que l'homme  mystère était le commandant du «Morning Ninni», un navire de marchandises de  Singapour, qui naviguait à proximité des côtes de l'enclave espagnole de Ceuta, au nord du Maroc, dans le détroit de Gibraltar. Le bateau «avait averti» les services de secours espagnols qu'un homme était probablement tombé du pont lundi matin, a indiqué la police.  

Grèce : grève générale contre l'austérité
l Une grève générale de 24 heures a commencé ce matin en Grèce, contre de nouvelles mesures de rigueur réclamées par les créanciers du pays, qui sont débattues au Parlement. La grève, à l'appel des syndicats du public et du privé, touche surtout les transports. Les moyens de transport en commun à Athènes, métro, bus, tramway, sont perturbés pendant toute cette journée de mercredi. les liaisons maritimes vers les îles sont déjà perturbées depuis hier mardi, les marins observant une grève de 48 heures. De nombreux vols, surtout intérieurs, ont été annulés tandis que les vols internationaux ont dû reprogrammer leurs horaires en raison d'un arrêt de travail des aiguilleurs du ciel. Les écoles sont fermées et les hôpitaux fonctionnent avec un personnel  d'astreinte. Des rassemblements ont commencé dans le centre d'Athènes en fin matinée à l'appel des syndicats du privé GSEE et du public Adedy. «Nous souhaitons envoyer un message au gouvernement, à l'Union européenne (UE) et au Fonds monétaire international (FMI), nous n'allons pas les laisser  dépecer nos vies», a lancé aux médias Alekos Perrakis, un membre du syndicat proche des communistes, Pame. La mobilisation vise à protester contre un énième train de mesures de  rigueur, imposé par le FMI et l'UE, une condition pour débloquer le versement d'une nouvelle tranche de prêts internationaux dont le pays a besoin pour payer des échéances en juillet. Ces mesures, comme celles imposées depuis le début de la crise de la dette en 2010, comprennent de nouvelles coupes dans les retraites et de nouvelles hausses des impôts.