Pakistan : le Premier ministre accusé de corruption

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24La Cour suprême du Pakistan doit se prononcer ce jeudi sur le sort du Premier ministre Nawaz Sharif, qui pourrait être chassé du pouvoir pour corruption après que les Panama Leaks ont révélé des sociétés off-shore détenues par ses proches.

La décision, très attendue des Pakistanais, risque de plonger le parti au pouvoir, le PLM-N de M. Sharif, dans le désarroi à un an des élections. Il lui est reproché d'avoir caché la vérité sur les sociétés et biens immobiliers détenus par ses enfants, notamment sa fille Maryam Nawaz, pressentie comme son héritière en politique. Le scandale avait éclaté l'an dernier, lorsque le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) a publié quelque 11,5 millions de documents secrets émanant du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, les Panama Papers. Ceux-ci révélaient comment les dirigeants politiques et personnalités publiques plaçaient leurs biens dans des paradis fiscaux.  Trois des quatre enfants de Mr Sharif sont mis en cause. Au cœur du procès pakistanais, des appartements londoniens de luxe, détenus par la famille Sharif via des sociétés off-shore gérées par le cabinet panaméen. Plusieurs partis d'opposition, dont le PTI de l'ancienne star du cricket Imran Khan, ont souligné l'opacité du financement de ces biens, appelant le Premier ministre à prouver qu'ils ne s'agit pas de blanchiment d'argent.  

Niger : 25 morts de l'hépatite E dans le sud-est
l L'hépatite E a tué 25 personnes dans la région de Diffa, dans le sud-est du Niger, proche du Nigeria, qui abrite quelque 300 000 déplacés et réfugiés de Boko Haram, a indiqué hier soir le  ministère de la Santé.

Colombie : de nouveaux glissements de terrain font au moins 11 morts et 20 disparus
Au moins 11 personnes sont mortes et 20 ont disparu hier en Colombie lors de glissements de terrain dus à de fortes pluies à Manizales (centre), moins de trois semaines après la gigantesque coulée de boue qui a dévasté Mocoa, faisant 323 morts.
Un nouveau bilan de la Croix-Rouge colombienne fait état de «57 logements affectés, 9 blessés, environ 20 disparus et 11 morts» suite à des pluies torrentielles qui ont affecté mardi soir Manizales, chef-lieu du département de Caldas dans la principale région de production de café du pays. Le premier bilan, diffusé en début de matinée, faisait état de huit morts. Le président Juan Manuel Santos a annulé ses activités hier afin de se rendre à Manizales «en raison de situation d'urgence» sur place, a-t-il annoncé  sur Twitter. «La ville (est) littéralement isolée à cause des glissements de terrain, d'effondrements et d'inondations», a déclaré le maire José Octavio Cardona, à des radios locales. Cette nouvelle catastrophe naturelle intervient après le torrent de boue qui a détruit le 31 mars la ville de Mocoa, dans le sud de la Colombie, faisant 323 morts et 103 disparus, selon le dernier bilan officiel diffusé mardi.  Selon une étude de l'Université nationale, publiée après la tragédie du 31 mars, 385 sites de Colombie présentent des risques de glissements de terrain.

Espagne : opération anticorruption à Madrid, douze arrestations
l Un juge d'instruction de Madrid a ordonné hier douze arrestations dans le cadre d'une enquête pour des malversations de fonds publics au niveau de la région, dirigée par les conservateurs au pouvoir. Une chambre d'instruction de l'Audience nationale, juridiction spécialisée  notamment dans les affaires politiques et financières, «dirige une opération menée par l'unité centrale opérationnelle de la garde civile, qui a débouché sur douze arrestations pour le moment», a déclaré le porte-parole dans un texte  transmis à l'AFP. L'enquête porte sur des malversations autour d'une entreprise publique de gestion des eaux de la région de Madrid, le Canal d'Isabel II. Elle concerne «des opérations menées dans le but de dévier des fonds  publics à des fins personnelles», durant le précédent mandat régional, selon l'Audience nationale. L'ancien président conservateur de la région, Ignacio Gonzalez (2012-2015), figure parmi les personnes interpellées, a confirmé son parti dans un communiqué. Le Parti populaire (PP) a dans la foulée décidé de suspendre l'affiliation de M. Gonzalez. Les juges en charge du dossier ont aussi ordonné une série d'auditions de personnalités comme témoins, notamment celle de la présidente de région à  Madrid, la conservatrice Cristina Cifuentes.

Vietnam : un village se barricade avec ses otages
l Un village barricadé et une vingtaine de  policiers retenus en otage depuis six jours : la situation se tendait ce jeudi dans le nord du Vietnam où des villageois protestent contre la confiscation de leurs terres. Cette situation est inédite dans ce pays communiste d'Asie du Sud-Est où les autorités confisquent fréquemment des terrains pour y mener des opérations  immobilières mais où les habitants osent rarement protester. A l'origine de la colère des habitants de My Duc, village à une cinquantaine de kilomètres d'Hanoï : la décision prise par les autorités de s'emparer de certaines terres du village au profit de Viettel, une société de télécommunication détenue par l'armée.  «Nous retenons toujours 20 personnes dont deux responsables du village», a expliqué à l'AFP une villageoise, qui a souhaité garder l'anonymat. Cette dernière a précisé que les otages étaient bien traités, nourris et qu'on leur avait fourni des vêtements propres. Craignant une intervention de la police, le village s'est barricadé dans la nuit de mercredi à jeudi : des piles de bois, des sacs de sable et des briques  ont été placées autour des maisons, a-t-elle ajouté. Et les habitants menacent de mettre le feu aux habitations où sont retenus les otages en cas d'intervention de la police. «Nous avons versé de l'huile autour de l'habitation où ils sont enfermés. Nous sommes prêts si la police nous attaque», a-t-elle ajouté.

Technologies : Facebook veut lire (et écrire) vos pensées
l Facebook a dévoilé hier un projet visant à décoder des pensées directement dans le cerveau et à les transformer en message écrit, sans avoir à parler ou utiliser un clavier. «Et si vous pouviez taper directement depuis votre cerveau ? Ca a l'air impossible, mais c'est plus proche que ce que vous pouvez imaginer», a indiqué Regina Dugan, une responsable de Facebook, lors de la conférence annuelle du  groupe pour les développeurs d'applications (F8) organisée à San José en Californie. Elle a expliqué que Facebook avait constitué une équipe de plus de 60 scientifiques et ingénieurs, spécialisés dans les technologies d'intelligence artificielle permettant de comprendre le langage, les systèmes d'imagerie  cérébrale et les prothèses neurologiques.  L'objectif est d'arriver dans les deux prochaines années à créer un système capable de décoder des mots dans la partie du cerveau qui héberge le centre du langage, et à les transcrire directement sur un ordinateur à la vitesse de 100 mots par minute, soit 5 fois plus vite que le temps nécessaire aujourd'hui pour les taper sur un écran tactile de smartphone. Le système ne nécessiterait pas d'électrodes implantées chirurgicalement, mais «des capteurs non invasifs», qui n'existent pas aujourd'hui. «Un jour, nous voulons le transformer en une technologie portable, qui puisse être produite à grande échelle», a indiqué le patron-fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, dans un message publié sur le réseau social.