Lutte contre la corruption : Moraliser la vie publique

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Initiative n L'OCRC encourage toute action tendant à «lutter efficacement» contre le  phénomène de la corruption, assure le  directeur général de l'Office.

«Soucieux d'assurer son entière disposition et son engagement à développer les échanges et la coopération entre les différentes institutions  concernées par la lutte contre la corruption, l'Office central de répression de la corruption  (OCRC)  vise à encourager toute action tendant à lutter contre ce phénomène», a indiqué hier mardi Mokhtar Rahmani, à l'ouverture d'un séminaire sur le thème «La lutte contre la corruption dans les secteurs privés : enquêtes et effets».
Il a précisé que ce séminaire, organisé dans le cadre du programme d'appui à la mise en œuvre de l'accord d'association avec l'Union européenne (UE), tend à «rehausser le niveau professionnel des cadres engagés dans la lutte  contre ce phénomène dangereux qui constitue un obstacle au développement social et économique des nations», ajoutant, dans le même sens, que la corruption «influe négativement sur le climat des affaires et du commerce  extérieur et remet en cause la confiance entre les décideurs et les citoyens». Il a relevé également que l'Office est chargé de rassembler les preuves et procéder à des enquêtes sur les faits de corruption et d'en déférer les auteurs devant la juridiction compétente, ainsi que la promotion la coopération avec les différents organismes chargés de lutte contre la corruption et d'échanger les renseignements pendant les investigations. Offrant une expérience inédite en matière de lutte contre la corruption en Algérie, du fait de sa composition multidisciplinaire, l'Office aspire à «renforcer sa position et ses capacités pour répondre au mieux aux missions qui lui sont dévolues», a ajouté M. Rahmani, expliquant que c'est dans ce cadre que l'Office s'est associé au programme de l'UE «P3A». Il a ainsi estimé que ce séminaire constitue un «espace échange d'expériences afin de rapprocher les points de vues au sujet des notions et pratiques liées à la détection de la corruption dans le secteur public, notamment dans le domaine des marchés publics, mais aussi dans le secteur privé qui joue un rôle très important dans l'économie nationale et pouvant  constituer un environnement propice à la prolifération de pratiques corruptrices». De son côté, le directeur de la coopération avec l'UE au ministère des Affaires étrangères a indiqué  dans son intervention que cette rencontre «témoigne de la volonté de l'Algérie d'élargir et de diversifier sa coopération avec l'UE dans tous les domaines visant le renforcement des capacités, le partage d'expériences et le transfert d'expertises et de connaissances dans le but de l'amélioration constante de ses services publics au profit du citoyen, la moralisation et la sanctuarisation de l'action publique». Pour le représentant du MAE, cette volonté «reflète aussi un signe de confiance et de transparence du côté algérien sur la lutte contre la corruption, un axe inscrit dans la Constitution révisée ainsi que dans les priorités du gouvernement comme en témoignent la création de deux  organismes chargés de la prise en charge effective de cette question».
A. B.