Inde : au moins 44 morts dans un accident de bus, ce matin

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24Au moins 44 personnes ont péri ce mercredi  dans un accident de bus en Inde dans l'Etat montagneux d'Himachal Pradesh, dans le nord du pays, a indiqué à l'AFP un responsable local.

Un bus privé transportait 56 personnes lorsqu'il est tombé dans une rivière au fond d'un ravin, à 115 kilomètres de la capitale régionale Shimla. «Selon les dernières informations dont je dispose, 44 personnes ont été  tuées», a déclaré le responsable administratif du district de Shimla. Des équipes de police et secours ont été dépêchées vers la zone reculée où la tragédie s'est produite, à cinq heures de trajet de Shimla. La cause de la sortie de route n'était pas connue en l'état. Les routes étroites et vertigineuses des régions himalayennes de l'Inde sont fréquemment le théâtre d'accidents de la route. L'Inde présente un piètre bilan en matière de sécurité routière. Quelque 150 000 personnes ont trouvé la mort au volant l'année dernière, soit près de 400 par jour. En janvier, 13 personnes, des écoliers et leur chauffeur, étaient morts dans la collision de leur bus scolaire avec un camion dans l'Etat d'Uttar Pradesh en raison de l'épais brouillard de l'hiver. Le mois suivant, 16 chrétiens avaient été tués et 50 autres blessés lorsque le camion qui les transportait à la messe s'était renversé dans les collines  d'un État du nord-est.  

Hassi-Messaoud : un avion perd une roue en plein décollage
l Un petit avion de la compagnie aérienne Tassili Airlines, filiale de la Sonatrach, a perdu une roue ce matin à l’aéroport de Hassi-Messaoud, lorsqu’il s’apprêtait à décoller. Alors que des informations ont fait état d’un crash, l’incident n’a, finalement, pas été aussi grave.  Les dix personnes à bord de l’avion sont saines et sauves et aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.

Canada : jugés pour avoir, respectivement, 24 et 4 épouses
Le procès en polygamie de deux Canadiens, dont l'un revendiquant 24 femmes et 146 enfants, membre d'une secte mormone radicale, s'est ouvert lundi à Cranbrook (Colombie-Britannique). Winston Blackmore et James Marion Oler, qui ont respectivement 24 et 4  épouses, ont plaidé non coupables à l'ouverture d'un procès prévu sur deux semaines et se tenant 127 ans après l'interdiction de la polygamie au Canada. Les deux hommes, habitués des prétoires, dirigent des branches dissidentes de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours, autre nom de l'Église mormone et dont le siège est à Salt Lake City (Utah). La secte est installée depuis près de 60 ans dans le village de Bountiful, à 700 km à l'est de Vancouver (ouest) et à 20 km au nord de la frontière avec les Etats-Unis. Plusieurs experts sont attendus au tribunal afin de statuer sur des documents comme des certificats de mariage récupérés dans un coffre-fort lors  d'un raid de la police américaine en 2008 dans un ranch du Texas. Au cours des deux dernières décennies, trois procureurs ont été en charge de cette affaire sans poursuivre les deux hommes au motif que la loi interdisant la polygamie enfreignait le droit constitutionnel des Canadiens à la liberté de religion. La Cour suprême de la Colombie-Britannique avait finalement statué que cette interdiction de la polygamie était constitutionnelle.

USA : 37 ans après, le meurtrier d'un garçonnet condamné à 25 ans de prison
l Pedro Hernandez, l'homme jugé coupable de l'enlèvement et du meurtre d'un garçonnet qui traumatisa l'Amérique à la fin des années 70, a été condamné hier à une peine minimum de 25 ans de prison. Après des décennies d'enquête et un premier procès fleuve en 2015 annulé,  un jury populaire avait estimé mi-février que Pedro Hernandez, 56 ans, était bien le meurtrier d'Etan Patz, disparu le 25 mai 1979 à l'âge de six ans et dont le corps n'a jamais été retrouvé. Etan a disparu alors qu'il allait pour la première fois seul prendre le car scolaire à deux rues de chez lui, dans le quartier de Soho à Manhattan. Le visage d'Etan avait alors été placardé partout, y compris pour la première fois sur toutes les boîtes de lait vendues aux Etats-Unis et un centre des enfants disparus avait été créé. En vain. M. Hernandez, 18 ans à l'époque, travaillait dans une épicerie près de  l'arrêt de car. Il n'a fait des aveux à la police qu'en 2012, et était emprisonné depuis. «La famille Patz a été changée à jamais (...). Nous, les new-yorkais et toutes les familles des Etats-Unis, nous avons aussi été changés à jamais», a déclaré le procureur de New York. Pedro Hernandez a été condamné devant une salle  d'audience bondée, témoin des passions suscitées par cette affaire. Les parents d'Etan, Stanley et Julie Patz, ainsi que plusieurs jurés des deux procès étaient présents.

USA : le «tueur de Facebook» se suicide après trois jours de traque  
l Le tueur qui a choqué l'Amérique en diffusant l'assassinat d'un grand-père sur Facebook s'est suicidé hier, après trois jours de traque qui ont contraint le réseau social à revoir sa politique  face à ce type de contenus. Repéré par la police près d'Erie (Pennsylvanie, est), Steve Stephens, devenu depuis le meurtre de dimanche à Cleveland (Ohio) le suspect numéro un des Etats-Unis, «s'est suicidé par balle» après une brève poursuite, a annoncé  la police de Pennsylvanie. L'homme, dont le portrait avait été largement diffusé dans les médias, avait été signalé à la police vers 11 heures locales (15h GMT) après avoir été reconnu par un employé d'un McDonald's près d'Erie, a précisé la police de Cleveland.  Dépêchée sur les lieux, la police a intercepté la voiture après une brève poursuite. L'homme, âgé de 37 ans, «s'est alors donné la mort», a expliqué le chef de la police. Erie se trouve à quelque 160 kilomètres de Cleveland. C'est là que Steve Stephens est soupçonné d'avoir tué dimanche Robert Godwin Sr., 74 ans. Le tueur n'avait apparemment jamais rencontré cet ouvrier à la retraite, père de neuf enfants et grand-père, qui rentrait d'un déjeuner de Pâques en famille. Stephens avait enregistré une vidéo du meurtre, puis l'avait mise en ligne  très rapidement sur Facebook.

Yémen : chute d'un hélicoptère saoudien, 12 soldats tués  
l Douze soldats saoudiens dont quatre officiers ont été tués hier par la chute de leur hélicoptère au Yémen, a annoncé la coalition militaire arabe qui intervient depuis deux ans dans ce  pays en guerre. Le Black Hawk de l'armée saoudienne «est tombé durant des opérations dans la province de Marib», à l'est de Sanaâ, a dit la coalition dans un communiqué diffusé par l'agence officielle saoudienne SPA, sans expliquer les causes de la chute de l'aéronef. «Une enquête est en cours pour déterminer les causes de l'incident», a ajouté la coalition.   Interrogé par l'AFP pour savoir si la chute de l'appareil était due à un tir ou à un problème technique, le porte-parole saoudien de la coalition, le général Ahmed Assiri, a affirmé qu'«il était trop tôt» pour déterminer les causes de cet incident, l'un des plus meurtriers impliquant les forces de la coalition au Yémen. L'Arabie saoudite est intervenue au Yémen voisin en mars 2015, à la tête d'une coalition militaire arabe, pour soutenir le président Abd Rabbo Mansour Hadi face aux rebelles Houthis qui ont pris le contrôle de la capitale et poussé le gouvernement à se replier à Aden (sud), la deuxième ville du pays. Issus de l'importante minorité zaïdite concentrée dans le nord du Yémen, les Houthis se sont emparés de Sanaâ en septembre 2014 avec l'aide d'unités de l'armée restées loyales à l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

USA : la police de Los Angeles voudrait pouvoir dégainer moins vite
l Un comité de supervision de la police de Los Angeles (LAPD) a approuvé hier de nouvelles pratiques pour désamorcer les situations tendues avant de recourir à la force létale et, surtout, aux armes à feu. Le LAPD et d'autres polices locales américaines sont régulièrement  critiqués pour leur usage excessif de la force.  Une série d'incidents très médiatisés comme la mort de Michael Brown, un adolescent noir sans armes tué par la police en 2014 à Ferguson (Missouri), ou celle d'Ezell Ford à Los Angeles, à la même période, avaient entraîné des manifestations parfois violentes à travers le pays. Le préambule des nouvelles mesures stipule que les agents «doivent tenter  de contrôler une situation en faisant usage du temps, de la distance, de la communication et des ressources disponibles dans le but de la désamorcer, quand ils peuvent le faire en sécurité et raisonnablement». Le chef du LAPD Charlie Beck a apporté son soutien à cette évolution, négociée avec le syndicat Ligue de protection de la police de Los Angeles (LAPPL). Ces directives vont entraîner des «changements dans notre recours à la force, nos pratiques et notre entraînement», a commenté M. Beck. Pour le LAPPL, ce n'est qu'une officialisation de pratiques déjà en cours : «Préserver les vies innocentes et désamorcer les situations dangereuses a toujours été, et continuera d'être, une valeur primordiale des policiers de Los Angeles».